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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 04:50
Le droit au maintien de la connexion à internet: l'article 108 de la Loi numérique du 7 octobre 2016

La «Loi pour une République numérique» publiée le 8 octobre 2016 prévoit une mesure qui oblige désormais les fournisseurs d'accès à maintenir un accès minimal à internet en cas d'impayés.

La question du droit à l'internet et à son accès, même aux plus nécessiteux d'entre nous , est en effet devenue essentielle dans notre monde numérique.

Rappelons que le Conseil constitutionnel avait affirmé dans sa Décision n° 2009-580 DC du 10 juin 2009 - Conseil ...que "Internet est une composante de la liberté d'expression et de consommation".

Par ailleurs, en 2012, le conseil des droits de l'homme de l'ONU a également reconnu l'accès à Internet comme un droit fondamental.

L'article 30 du projet de loi porté par Axelle Lemaire est devenu l'article 108 de la loi du 7 octobre 2016, sous l'intitulé "Maintien de la connexion à internet" . Il est libellé comme suit:

"I. - L'article L. 115-3 du code de l'action sociale et des familles est ainsi modifié :
1° A la fin du premier alinéa, les mots : « et de services téléphoniques dans son logement » sont remplacés par les mots : « , d'un service de téléphonie fixe et d'un service d'accès à internet » ;
2° Le deuxième alinéa est ainsi rédigé :
« En cas de non-paiement des factures, la fourniture d'énergie et d'eau, un service téléphonique et un service d'accès à internet sont maintenus jusqu'à ce qu'il ait été statué sur la demande d'aide. Le service téléphonique maintenu peut être restreint par l'opérateur, sous réserve de préserver la possibilité de recevoir des appels ainsi que de passer des communications locales et vers les numéros gratuits et d'urgence. Le débit du service d'accès à internet maintenu peut être restreint par l'opérateur, sous réserve de préserver un accès fonctionnel aux services de communication au public en ligne et aux services de courrier électronique. » ;
3° A l'avant-dernier alinéa, après le mot : « gaz », sont insérés les mots : « d'un service de téléphonie fixe ou d'un service d'accès à internet ».
II. - La loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement est ainsi modifiée :
1° A la première phrase du troisième alinéa de l'article 6, les mots : « et de téléphone » sont remplacés par les mots : « , de téléphone et d'accès à internet » ;
2° Au dernier alinéa de l'article 6-1, les mots : « ou de services téléphoniques » sont remplacés par les mots
: « , de services téléphoniques ou de services d'accès à internet » ;
3° Au deuxième alinéa de l'article 6-3, après le mot : « eau », sont insérés les mots : « ou de services téléphoniques ou d'accès à internet ».

L'article L115-3 du code de l'action sociale et des familles est donc d'ores et déjà complété afin que le service internet , devenu "service essentiel" aux yeux de la loi, ne puisse être coupé, comme l'eau, le gaz ou l'électricité.

Si le débit du service d'accès à internet maintenu peut être restreint par l'opérateur, il devra obligatoirement préserver un accès fonctionnel aux services de communication au public en ligne et aux services de courrier électronique

En dépit des réticences rétrogrades et injustifiées initialement formulées par certains opérateurs et FAI, à l'exception notable de Numéricable-SFR qui proposait déjà un tarif "social" et s'est désolidarisée de sa fédération, ce droit fondamental à internet a survécu aux débats parlementaires et est effectivement devenu un service essentiel pour tous et figure également dans la loi DAL de 190 sur le droit au logement.

A lire également notre article sur le sujet publié dans le Village de la Justice: http://www.village-justice.com/articles/Vers-reconnaissence-droit-maintien,20399.html

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 06:49
Loi numérique du 7 octobre 2016: le calendrier d'application et les décrets à venir

A peine publiée la foisonnante LOI n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une République numérique (lire notre article http://www.thierryvallatavocat.com/2016/10/la-loi-pour-une-republique-numerique-du-7-octobre-2016.html), se pose déjà le problème de son application.

Elle comprend des mesures d’application immédiate qui sont entrées en vigueur ce 9 octobre 2016

- Le libre accès aux publications scientifiques de la recherche publique, grâce au droit dévolu aux chercheurs de diffuser leurs articles après une courte période d’embargo de 6 à 12 mois, et ce quel que soit le contrat entre le chercheur et l’éditeur de la revue publiant l’article

- La multiplication par 20 du plafond des sanctions que peut prononcer la Commission nationale informatique et libertés, qui passe de 150.000 euros à 3 millions d’euros

- La pénalisation accrue du délit dit de « revanche pornographique », dé-sormais puni jusqu’à 2 ans de prison et 60.000 euros d’amende

- Les pouvoirs de contrôle et de sanctions accordés à l’ARCEP pour garantir la neutralité de l’internet, et garantir un accès non discriminé au ré-seau pour l’ensemble des acteurs économiques

- La protection des citoyens détecteurs de faille informatique, connus aussi sous le nom de « hackers blancs », afin de les inciter à révéler ces failles à l’Agence nationale pour la sécurité des systèmes d’information, sans encourir de risque pénal pour cette action

- Les mesures d’accélération du déploiement du très haut débit dans nos territoires : facilitation de déploiement de fibre sur les façades d’immeubles, droit à la fibre effectif pour tout locatore, incitations financières (suramortissement) aux entreprises pour le déploiement des matériels, aides aux communes (FCTVA) pour l’installation de pylônes de télé- phonie mobile en zone rurale, possibilités de créer des syndicats mixtes de syndicats mixte pour couvrir de plus grandes zones de déploiement

- Le don par sms : en vigueur dès la promulgation, les travaux de mise en œuvre démarrent dès maintenant pour permettre, dès les fêtes de fin d’année, d’effectuer des dons par sms aux premières grandes associations partenaires

- Le maintien de la connexion à internet : dès la fin du mois, deux premières conventions seront signées entre opérateurs, Etat, et les départements de Seine Saint Denis et Haute Saône, afin de permettre aux plus démunis de bénéficier de la continuité de leur connexion, grâce à une prose en charge allant jusqu’à 100 euros par an et par ménage.

Concernant les décrets à venir leur calendrier serait le suivant:

Open data

• Mention explicite de l’utilisation d’un traitement algorithmique dans le cadre d’une décision administrative et possibilité pour l’usager d’en demander les principales règles: le décret d’application est pré-vu pour fin 2016

• Ouverture et gratuité des données de l’INSEE : un hackathon autour de la base SIRENE va être organisé en novembre, et les données seront disponibles gratuitement au 1er janvier 2017: au travers de leur association à d’autres données comme le cadastre, il sera possible par exemple de réaliser des cartographies interactives concernant les entreprises, leur activité, leurs coordonnées, et leurs caractéristiques ;

• La gratuité des échanges de données entre administrations de l’Etat sera instaurée au 1er janvier 2017: le Ministère de l’environnement pourra par exemple accéder gratuitement aux données des marées produites par le SHOM1 , et dont la diffusion est aujourd’hui payante.

• Ouverture par défaut des données des administrations publiques. Les décrets d’application seront publiés d’ici début 2017. L’objectif fixé par la loi est une publication progressive, sur une période de deux ans, des principaux documents administratifs, puis de tous les documents qui revètent un intérêt économique, social, sanitaire ou environnemental.

• Open data des contrats de subventions publiques : le décret sera publié à la fin 2016

• Service public de la donnée : le décret est prévu pour le 1er janvier 2017. L’Etat devra fournir sous forme d’API des données clés comme les adresses, certains fonds cartographiques ou encore les codes INSEE des communes pour que les entreprises puissent les réutiliser pour leurs services.

• Ouverture des données de jurisprudence: le processus de mise en œuvre est lancé dans le cadre d’un groupe de travail réunissant les parties prenantes : services judiciaires, Legifrance, Cour de cassation, conseil constitutionnel / Conseil d’Etat, CNIL. La publication des textes d’application doit intervenir début 2017 au plus tard.

• Ouverture des données de consommation énergétique : le décret d’application est prévu pour la fin de l’année 2016. Des travaux ont été lancés avec les différents acteurs concernés (CRE, ERDF, GRDF et la CNIL).

• Fouille de recherche et de données: le décret d’application sera publié en janvier 2017.

• Reconnaissance des MOOC : les décrets seront publiés fin 2016.

• Bourses pour les apprenants de la Grande école du numérique. Dans le cadre de la loi pour une République numérique, il est prévu que les apprenants pourront percevoir des bourses par le CNOUS. Le décret sera prêt d’ici la fin 2016

Plateformes:

• La portabilité des données entrera en vigueur en 2018. Une consultation sur les modalités de mise en œuvre de cette mesure a été lancée avec les différents acteurs économiques. La publication des décrets est prévue en mars 2017.

• Loyauté des plateformes : les travaux ont été également lancés, en vue de la publication des décrets en mars 2017.

Protection des internautes:

• Mort numérique : le décret organisant notamment le répertoire des directives sera publié pour mars 2017 ;

• Secret des correspondances privées : le décret d’application sera publié fin 2016.

Usages:

• Les décrets sur l’identité numérique, le coffre-fort numérique et le recommandé électronique sont prévus pour mars 2017.

• Reconnaissance des compétitions de jeux vidéo (e-sport) : les décrets sont prévus pour janvier/février 2017.

Accessibilité:

En ce qui concerne l’accessibilité téléphonique, des travaux ont été lancés avec les opérateurs afin de prévoir des décrets pour janvier 2017.

(Source: http://www.economie.gouv.fr/republique-numerique)

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 06:32
La loi pour une République Numérique du 7 octobre 2016

La LOI n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une République numérique portée la secrétaire d'Etat chargée du numérique et de l'innovation par Axelle Lemaire été publiée le 8 octobre dernier.

Parmi ses 113 articles, 15 points essentiels peuvent être retenus::

1. Ouverture par défaut des données publiques et d’intérêt général

La Loi Numérique crée l’obligation pour les organisations publiques de publier sur internet leurs bases de données, sous réserve notamment d’anonymisation et de protection de la propriété intellectuelle et du secret industriel et commercial. Ces données pourront ainsi être exploitées et réutilisées facilement par chacun, particulier comme entreprise. Certains acteurs privés (entreprises titulaires des marchés publics, bénéficiaires de subventions publiques…) seront également tenues de communiquer des données d’intérêt général, qui pourront concerner l’exploitation des services publics de l’énergie ou de l’eau, les transactions immobilières, ou encore la gestion et le recyclage des déchets.

2. Accès sécurisé aux données pour les chercheurs et statisticiens publics

Les données produites par la sphère publique sont souvent très riches, mais tout aussi souvent très confidentielles car du niveau de chaque individu. Leur accès était jusqu’ici dans les faits quasiment impossible, même pour les besoins de la recherche. Grâce à la #LoiNumérique, un système d’accès sécurisé permettra aux seuls chercheurs et statisticiens publics habilités, dans le cadre d’un projet donné, de pouvoir étudier ces données pour mieux comprendre l’efficacité de nos politiques publiques et évaluer l’effet de futures réformes. Ainsi la compréhension fine de l’impact de la mise en place d’un revenu universel est-t-elle désormais rendue possible.

3. Libre accès aux résultats des travaux de recherche publique et autorisation de la fouille de textes et de données

Les résultats de travaux de recherche financés à plus de 50 % par des fonds publics pourront être mis en ligne en libre accès par leurs auteurs, après une période d’embargo de 6 à 12 mois. Cette mesure facilitera la libre diffusion de résultats de recherche dont la diffusion était auparavant souvent restreinte et concentrée par les éditeurs. La loi autorise également la fouille de textes et de données en ligne, une pratique essentielle dans le cadre notamment de recherches en sciences humaines et sociales, pratique jusqu’ici interdite et qui doit nous permettre de rattraper notre retard sur la scène internationale sur ce sujet.

4. Neutralité du net

La #LoiNumérique inscrit dans la législation française le principe de neutralité du net, garantissant la non-discrimination d’accès au réseau en fonction des services par les fournisseurs d’accès. Concrètement, les opérateurs ne pourront pas, par exemple, offrir un internet plus lent à certains clients, et un débit plus rapide à d’autres, pour accéder à un même service à partir d’une même offre. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) sera chargée de veiller au respect de ce principe et se voit doter des moyens juridiques nécessaires à son action (pouvoir de sanction notamment).

5. Portabilité des données

La #LoiNumérique crée l’obligation pour les services en ligne de permettre la récupération de ses données d’usage d’un internaute, afin de faciliter le changement de fournisseur, qu’il s’agisse d’un compte utilisateur d’une banque en ligne, d’un service de e-commerce ou encore les préférences sur un site d’écoute musicale en ligne. Ces données devront être fournies dans un format ouvert et aisément réutilisable.

6. Loyauté de l’information à destination des consommateurs

La #LoiNumérique prévoit « une régulation des avis en ligne, qui constituent aujourd’hui une des principales sources d’information des utilisateurs ». L’objectif ? Permettre au consommateur de vérifier le degré de crédibilité des avis disponibles sur internet. Par exemple, il s’agira de veiller à ce qu’un restaurateur ne publie pas une pluie d’avis favorables sur son établissement afin de le faire grimper mécaniquement dans les classements des sites de conseils touristiques fondés sur des recommandations.

7. Protection des données personnelles

Le principe du droit à la libre disposition de ses données personnelles est établi. Ce principe s'illustrera par plus plusieurs mesures concrètes, telles que la confidentialité des correspondances électroniques. Les courriels et autres services de correspondance privée électronique seront aussi confidentiels qu’une lettre postale, sauf si l’usager a donné son consentement pour des traitements automatisés statistiques ou visant à améliorer le service qui lui est rendu. Ce consentement devra en outre être régulièrement renouvelé.

8. Revanche pornographique (Revenge Porn)

La pénalisation des revanches pornographiques, pratique qui consiste à publier contre son consentement des images érotiques ou pornographique d’une personne a été durcie à deux ans de prison et 60 000 euros d’amendes.

9. Mort numérique

Comme pour un testament, une personne aura le droit de faire respecter sa volonté sur le devenir de ses informations personnelles publiées en ligne après son décès, auprès des fournisseurs de service en ligne ou d’un tiers de confiance.

10. Droit au maintien de la connexion à Internet

La #LoiNumérique instaure le droit au maintien de la connexion pour les personnes les plus démunies en cas de défaut de paiement. Leur connexion internet sera ainsi maintenue par leur fournisseur d’accès le temps de l’instruction de leur demande d’aide auprès des services départementaux.

11. Facilitation des campagnes de dons par SMS

Avec la #LoiNumérique, les associations faisant appel public à la générosité pourront désormais recevoir des dons par sms. Chaque donateur pourra donner jusqu'à 50 €, dans une limite de 300 € par mois, par le simple envoi d'un sms depuis son téléphone mobile. Cette mesure, réclamée par de nombreuses associations, afin notamment d'élargir et de rajeunir leurs communautés de donateurs, doit entrer en application à la fin de l’automne.

12. Accélération de la couverture numérique tu territoire

La France a engagé depuis 2013 un vaste plan d'équipement du territoire en réseaux à très haut débit (THD). Un effort massif d'investissement public et privé, d'un montant global de 20 Md€, doit permettre à l’horizon 2022 l'équipement en réseaux à fibre optique de tout le territoire français. Dans le cadre de la #LoiNumérique, plusieurs mesures sont prévues afin d'accélérer son déploiement, de facilitations réglementaires ou soutien financier aux collectivités pour le déploiement de pylônes pour la téléphonie mobile. Le droit à la fibre, notamment, permettra à n'importe quel résident d'un immeuble, propriétaire ou locataire, d'obtenir le raccordement de son logement au réseau de fibre optique, sans avoir à solliciter l'autorisation de sa copropriété, dès lors que les accès physiques le permettent.

13. Accessibilité du numérique

La #LoiNumérique exigera de l’ensemble des sites des administrations publiques d’afficher, sous peine de sanctions financières, leur niveau de conformité aux règles d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap. Les grandes entreprises telles que les enseignes de distribution ou les constructeurs de téléphones sont également concernées par une obligation d’accessibilité puisqu’elles devront proposer des services après-vente téléphoniques, accessibles aux personnes malentendantes.

14. Une stratégie de développement des usages et services numériques à l’échelle territoriale

Les conseils départementaux et régionaux pourront établir une stratégie de développement des usages et services numériques. Afin de favoriser un maillage équilibré des services sur l’ensemble des territoires, cette stratégie permettra d’assurer une offre de services de médiation numérique de nature à répondre aux besoins identifiés d’accompagnement de la population dans l’utilisation des technologies et services numériques.

15. Une reconnaissance officielle de l’e-sport en tant que pratique professionnelle compétitive des jeux vidéo

La Loi prévoit la reconnaissance de l’e-sport, notamment en légalisant les compétitions physiques de jeux vidéo et en dotant les joueurs professionnels d’un statut social. Les joueurs et spectateurs mineurs devront détenir une autorisation parentale pour participer à des rencontres e-sport.

Nous avons déjà commenté plusieurs de ces dispositions qui sont entrées en vigueur dès le 9 octobre pour certaines et au fur et à mesure de la publication des décrets d'application pour les autres selon le calendrier prévisionnel, objet de notre prochain article.

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 00:13

Avec le développement de l’Internet et des réseaux sociaux, les données mises en ligne par les internautes connaissent un fort développement, mais chaque site ou réseau social disposait jusqu'alors d'une totale liberté de traitement de la mort numérique.

La gestion de ces données après la mort soulève en effet des difficultés, les héritiers n’en ayant pas nécessairement connaissance et ne pouvant y avoir accès. S’agissant de données à caractère personnel, celles-ci sont attachées à la personne du défunt et ne peuvent être transmises par voie de succession aux héritiers.

La Cnil a identifié par exemple qu'un profil sur 100 sur Facebook est celui d'une personne décédée.

La loi pour une République numérique votée le 28 septembre 2016 permet désormais à toute personne, de son vivant, d’organiser les conditions de conservation et de communication de ses données à caractère personnel après son décès: un véritable testament numérique

La personne pourra transmettre des directives sur le sort de ses données à caractère personnel à la CNIL ou à un responsable de traitement et pourra désigner une personne chargée de leur exécution.

Par ailleurs, les fournisseurs de services sur Internet devront informer l’utilisateur du sort de ces données à son décès et lui permettre de choisir de les transmettre ou non à un tiers qu’il désigne.

C'est donc l'article 63 de la loi numérique qui dispose:

" Article 63:

I. – La loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 précitée est ainsi modifiée :

1° L’article 40 est ainsi modifié :

a) Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : « I. – » ;

b) Après le cinquième alinéa, il est inséré un II ainsi rédigé :

« II. – Sur demande de la personne concernée, le responsable du traitement est tenu d’effacer dans les meilleurs délais les données à caractère personnel qui ont été collectées dans le cadre de l’offre de services de la société de l’information lorsque la personne concernée était mineure au moment de la collecte. Lorsqu’il a transmis les données en cause à un tiers lui-même responsable de traitement, il prend des mesures raisonnables, y compris d’ordre technique, compte tenu des technologies disponibles et des coûts de mise en œuvre, pour informer le tiers qui traite ces données que la personne concernée a demandé l’effacement de tout lien vers celles-ci, ou de toute copie ou de toute reproduction de celles-ci.

« En cas de non-exécution de l’effacement des données à caractère personnel ou en cas d’absence de réponse du responsable du traitement dans un délai d’un mois à compter de la demande, la personne concernée peut saisir la Commission nationale de l’informatique et des libertés, qui se prononce sur cette demande dans un délai de trois semaines à compter de la date de réception de la réclamation.

« Les deux premiers alinéas du présent II ne s’appliquent pas lorsque le traitement de données à caractère personnel est nécessaire :

« 1° Pour exercer le droit à la liberté d’expression et d’information ;

« 2° Pour respecter une obligation légale qui requiert le traitement de ces données ou pour exercer une mission d’intérêt public ou relevant de l’exercice de l’autorité publique dont est investi le responsable du traitement ;

« 3° Pour des motifs d’intérêt public dans le domaine de la santé publique ;

« 4° À des fins archivistiques dans l’intérêt public, à des fins de recherche scientifique ou historique ou à des fins statistiques, dans la mesure où le droit mentionné au présent II est susceptible de rendre impossible ou de compromettre gravement la réalisation des objectifs du traitement ;

« 5° À la constatation, à l’exercice ou à la défense de droits en justice. » ;

c) Les deux derniers alinéas sont supprimés ;

2° Après l’article 40, il est inséré un article 40-1 ainsi rédigé :

« Art. 40-1. – I. – Les droits ouverts à la présente section s’éteignent au décès de leur titulaire. Toutefois, ils peuvent être provisoirement maintenus conformément aux II et III suivants.

« II. – Toute personne peut définir des directives relatives à la conservation, à l’effacement et à la communication de ses données à caractère personnel après son décès. Ces directives sont générales ou particulières.

« Les directives générales concernent l’ensemble des données à caractère personnel se rapportant à la personne concernée et peuvent être enregistrées auprès d’un tiers de confiance numérique certifié par la Commission nationale de l’informatique et des libertés.

« Les références des directives générales et le tiers de confiance auprès duquel elles sont enregistrées sont inscrites dans un registre unique dont les modalités et l’accès sont fixés par décret en Conseil d’État, pris après avis motivé et publié de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.

« Les directives particulières concernent les traitements de données à caractère personnel mentionnées par ces directives. Elles sont enregistrées auprès des responsables de traitement concernés. Elles font l’objet du consentement spécifique de la personne concernée et ne peuvent résulter de la seule approbation par celle-ci des conditions générales d’utilisation.

« Les directives générales et particulières définissent la manière dont la personne entend que soient exercés, après son décès, les droits mentionnés à la présente section. Le respect de ces directives est sans préjudice des dispositions applicables aux archives publiques comportant des données à caractère personnel.

« Lorsque les directives prévoient la communication de données qui comportent également des données à caractère personnel relatives à des tiers, cette communication s’effectue dans le respect de la présente loi.

« La personne peut modifier ou révoquer ses directives à tout moment.

« Les directives mentionnées au premier alinéa du présent II peuvent désigner une personne chargée de leur exécution. Celle-ci a alors qualité, lorsque la personne est décédée, pour prendre connaissance des directives et demander leur mise en œuvre aux responsables de traitement concernés. À défaut de désignation ou, sauf directive contraire, en cas de décès de la personne désignée, ses héritiers ont qualité pour prendre connaissance des directives au décès de leur auteur et demander leur mise en œuvre aux responsables de traitement concernés.

« Toute clause contractuelle des conditions générales d’utilisation d’un traitement portant sur des données à caractère personnel limitant les prérogatives reconnues à la personne en vertu du présent article est réputée non écrite.

« III. – En l’absence de directives ou de mention contraire dans lesdites directives, les héritiers de la personne concernée peuvent exercer après son décès les droits mentionnés à la présente section dans la mesure nécessaire :

« – à l’organisation et au règlement de la succession du défunt. À ce titre, les héritiers peuvent accéder aux traitements de données à caractère personnel qui le concernent afin d’identifier et d’obtenir communication des informations utiles à la liquidation et au partage de la succession. Ils peuvent aussi recevoir communication des biens numériques ou des données s’apparentant à des souvenirs de famille, transmissibles aux héritiers ;

« – à la prise en compte, par les responsables de traitement, de son décès. À ce titre, les héritiers peuvent faire procéder à la clôture des comptes utilisateurs du défunt, s’opposer à la poursuite des traitements de données à caractère personnel le concernant ou faire procéder à leur mise à jour.

« Lorsque les héritiers en font la demande, le responsable du traitement doit justifier, sans frais pour le demandeur, qu’il a procédé aux opérations exigées en application du troisième alinéa du présent III.

« Les désaccords entre héritiers sur l’exercice des droits prévus au présent III sont portés devant le tribunal de grande instance compétent.

« IV. – Tout prestataire d’un service de communication au public en ligne informe l’utilisateur du sort des données qui le concernent à son décès et lui permet de choisir de communiquer ou non ses données à un tiers qu’il désigne. » ;

3° Le 6° du I de l’article 32 est complété par les mots : « dont celui de définir des directives relatives au sort de ses données à caractère personnel après sa mort » ;

4° Au premier alinéa de l’article 67, les références : « 39, 40 et » sont remplacées par les mots : « et 39, le I de l’article 40 et les articles »."

Retrouvez la loi pour une République numérique, adoptée par le Sénat le 28 septembre 2016 , TA n° 185

Pour plus de détails sur le testament numérique , n'hésitez pas à prendre contact avec notre Cabinet

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 06:15
Cyber harcèlement: comment se défendre contre le harcèlement scolaire ?

Ce soir mardi 27 septembre 2016 France 3 diffusera Marion, 13 ans pour toujours, de Bourlem Guerdjou directement adapté du livre éponyme sur le drame de Marion Fraisse, 13 ans, qui s'est donné la mort en février 2013 après avoir été harcelée à l'école et en ligne par des élèves de son collège

L'occasion de rappeler que ce drame du cyber-harcèlement est une réalité qui touche malheureusement en France plusieurs centaines de milliers d’enfants et de jeunes qui sont concernés.

La lutte contre ce phénomène est une priorité car il va à l’encontre des valeurs défendues par l’école : le respect de chacun, l’apprentissage de la citoyenneté.

700 600 ÉLÈVES FRANÇAIS, DE L'ÉCOLE AU LYCÉE, SONT VICTIMES DE HARCÈLEMENT*

Parmi eux, 383 830 élèves sont victimes d'une forme sévère de harcèlement*. Plus précisément:

  • 12% des écoliers (CE2, CM1, CM2) souffrent de harcèlement, soit 295 600 élèves sur 2 463 065. Et 5 % des élèves subissent un harcèlement sévère, soit 123 000 écoliers de cycle 3. (Enquête réalisée par l’Unicef et l’Observatoire).
  • 10% des collégiens subissent un harcèlement, soit 332 000 élèves sur 3 332 000 collégiens. Et 7% des collégiens sont confrontés à un harcèlement sévère, soit 233 000 élèves. (Enquêtes de la Depp 2011, 2013).
  • 3,4% des lycéens souffrent de harcèlement, soit 73 000 lycéens sur 2 140 900. Et 1,3% des lycéens de harcèlement sévère, soit 27 830 lycéens.

Ces chiffres montrent que les risques de harcèlement sont plus grands en fin d’école primaire et au collège. Au lycée, ils diminuent fortement

1 ÉLÈVE SUR 5 EST CONFRONTÉ AU CYBER-HARCÈLEMENT

4,5 % des collégiens sont victimes du cyber-harcèlement. L’utilisation d’internet, des téléphones portables ou encore des réseaux sociaux fait que le harcèlement entre élèves se poursuit en dehors de l’enceinte des établissements scolaires. Le ministère de l’Éducation nationale et l’association e-Enfance ont élaboré un guide pour prévenir et traiter le cyber-harcèlement. Un numéro vert national "Net Ecoute", 0800 200 000, propose des solutions juridiques et psychologiques adaptées à la victime de cyber-harcèlement, à sa famille et au personnel éducatif.

Une journée nationale "Non au harcèlement" avait été lancée le 5 novembre 2015, pour sensibiliser les plus jeunes, en appui des autres axes de la lutte contre le harcèlement que sont les plans de prévention et de formation des professionnels. Concernant la prévention des situations de harcèlement, le ministère a inscrit le harcèlement dans les programmes d’enseignement moral et civique.

UN NUMÉRO GRATUIT : LE 3020

Le numéro vert 3020 "Non au harcèlement", ouvert du lundi ou vendredi de 9h à 18h (sauf les jours fériés), est animé par un réseau de 250 "référents harcèlement" qui est chargé de la prise en charge de situations de harcèlement dont ils ont eu connaissance. Ils aident et conseillent également les écoles et les établissements pour la résolution des situations de harcèlement.

UN NOUVEAU SITE INTERNET ET UNE PAGE FACEBOOK POUR AGIR CONTRE LE HARCÈLEMENT

www.nonauharcelement.education.gouv.fr oriente et donne des conseils selon le profil de l’utilisateur (victime, témoin, parent ou professionnel). Un ensemble de ressources pédagogiques est mis à la disposition des professionnels et des parents (guides, cahiers d’activités pour le primaire et grille de repérages du harcèlement).

La page Facebook, qui compte plus de 72 000 abonnés, est fréquentée majoritairement par des jeunes de 13 à 17 ans, mais ce sont essentiellement des femmes de 25 à 44 ans, le plus souvent des parents d’élèves qui y interagissent. De nombreux partenaires institutionnels concernés par la lutte contre le harcèlement suivent également cette page tout comme certaines fédérations de parents du public et du privé.

1 500 FORMATEURS POUR SENSIBILISER 300 000 PERSONNES

L’année scolaire 2015/2016 est marquée par le renforcement de la formation du personnel : d’ici à la fin 2016, 1 500 formateurs seront opérationnels pour sensibiliser 300 000 personnes aux situations de harcèlement. Pour aider la mise en place des formations, un parcours M@gistère (travail à distance et en groupe) de 9 heures a été créé pour le 1er degré. Par ailleurs, la réserve citoyenne lancée le 12 mai 2015, donne la possibilité de s’engager contre le harcèlement et d’intervenir en milieu scolaire.

Rappelons également sur un plan plus juridique qu'Il n'existait pas en France d'outil juridique spécifique, comme en matière de harcèlement au travail ou dans le couple. La loi du 17 juin 1998 sur le bizutage ne correspondait pas exactement au harcèlement scolaire et c'étaient donc plutôt les violences morales incriminées par l'article 222-33-2 du Code pénal qui trouvent à s'appliquer.

La création d'un délit particulier est intervenue en août 2014 avec la création de l’article 222-33-2-2 du Code pénal qui dispose que:

"Le fait de harceler une personne par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende lorsque ces faits ont causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ont entraîné aucune incapacité de travail.

Les faits mentionnés au premier alinéa sont punis de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende :

1° Lorsqu’ils ont causé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours ;

2° Lorsqu’ils ont été commis sur un mineur de quinze ans ;

3° Lorsqu’ils ont été commis sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur ;

4° Lorsqu’ils ont été commis par l’utilisation d’un service de communication au public en ligne.

Les faits mentionnés au premier alinéa sont punis de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende lorsqu’ils sont commis dans deux des circonstances mentionnées aux 1° à 4°"

Retrouvez également nos articles sur le cyber-harcèlement: Cyber-harcèlement: la proposition de loi pour protéger les ... et Cyber Harcèlement: l'appli Gossip revient...sans modération ...

ainsi que sur le revenge porn La lutte contre le revenge porn s'invite au menu du projet de ...

Retrouvez notre intervention sur le cyber harcèlement dans l'émission ''seul contre tous'' de Sud Radio du 4 juin 2015 (podcast à partir de 23'40):http://www.sudradio.fr/Podcasts/Seul-contre-tous/Gossip-il-faut-interdire-le-portable-avant-la-fin-du-lycee et sur Europe 1 le 2 juin 2015:http://www.europe1.fr/societe/gossip-lapplication-dans-le-viseur-des-associations-1350076#utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Cyber harcèlement: comment se défendre contre le harcèlement scolaire ?
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 07:40
Vers la fin du WiFi gratuit sans mot de passe dans les hotspots publics: l'arrêt Mc Fadden de la CJUE du 15 septembre 2016

C'est une très importante décision qui vient d'être rendue le 15 septembre 2016 par la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) dans l'affaire C-484/14 Tobias Mc Fadden / Sony Music Entertainment Germany GmbH.

Elle sonne en effet le glas du WiFi ouvert et gratuit sans mot de passe dans les lieux publics européens et donc de l'anonymat pour y accéder.

La CJUE a jugé dans un premier temps que l’exploitant d’un magasin qui propose gratuitement au public un réseau Wi-Fi n’est pas responsable des violations de droits d’auteur commises par un utilisateur.

Toutefois, la Cour précise qu'un tel exploitant peut être enjoint à sécuriser son réseau par un mot de passe afin de mettre un terme à ces violations ou de les prévenir !

Comment en est-on arrivé là ?

M. Tobias Mc Fadden est le gérant d’un magasin de techniques d’illumination et de sonorisation, dans lequel il propose gratuitement au public un réseau Wi-Fi afin d’attirer l’attention de clients potentiels à ses biens et services.

En 2010, une œuvre musicale dont Sony détient les droits d’auteur a été illicitement proposée au public pour téléchargement via ce réseau. Le Landgericht München I (tribunal régional de Munich I, Allemagne), saisi du litige opposant Sony à M. Mc Fadden, estime que ce dernier n’a pas violé lui-même les droits d’auteur concernés. Il envisage toutefois la possibilité de tenir M. Mc Fadden pour indirectement responsable de cette violation en raison de l’absence de sécurisation de son réseau Wi-Fi.

Ayant toutefois des doutes sur la question de savoir si la directive sur le commerce électronique n°2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil, du 8 juin 2000 (JO L 178, p. 1) s’oppose à une telle responsabilité indirecte, le Landgericht a soumis une série de questions à la Cour de justice.

En effet, la directive exclut la responsabilité des prestataires intermédiaires pour une activité illicite initiée par un tiers, lorsque leur prestation consiste en un « simple transport (“mere conduit”) » des informations.

Cette exclusion de responsabilité joue sous réserve que trois conditions cumulatives soient remplies, à savoir:

1) le prestataire ne doit pas être à l’origine de la transmission,

2) il ne doit pas sélectionner le destinataire de la transmission et

3) il ne doit ni sélectionner ni modifier les informations faisant l’objet de la transmission.

Dans son arrêt rendu le 15 septembre 2016, la Cour constate tout d’abord que la mise à disposition gratuite d’un réseau Wi-Fi au public afin d’attirer l’attention des clients potentiels sur les produits ou services d’un magasin constitue un « service de la société de l’information » visé par la directive.

Ensuite, la Cour confirme que, dans le cas où les trois conditions précitées sont remplies, la responsabilité d’un prestataire qui, tel M. Mc Fadden, fournit l’accès à un réseau de communication ne peut pas être engagée.

Par conséquent, le titulaire de droits d’auteur n’est pas habilité à demander à ce prestataire une indemnisation au motif que le réseau a été utilisé par des tiers pour violer ses droits. Puisqu’une telle demande d’indemnisation ne peut pas prospérer, il est également exclu que le titulaire de droits puisse demander le remboursement des frais de mise en demeure ou de justice liés à cette demande.

En revanche, la directive ne s’oppose pas à ce que le titulaire de droits demande à une autorité ou à une juridiction nationale d’enjoindre à un tel prestataire de mettre fin à toute violation des droits d’auteur commise par ses clients ou de prévenir de telles violations.

Enfin, la Cour constate qu’une injonction ordonnant la sécurisation de la connexion à Internet au moyen d’un mot de passe est de nature à assurer un équilibre entre, d’une part, les droits de propriété intellectuelle des titulaires de droits et, d’autre part, le droit à la liberté d’entreprise des fournisseurs d’accès et le droit à la liberté d’information des utilisateurs du réseau.

La CJUE relève en particulier, qu’une telle mesure est susceptible de dissuader les utilisateurs d’un réseau de violer des droits de propriété intellectuelle. À cet égard, la Cour souligne néanmoins que, afin d’assurer la réalisation de cet effet dissuasif, il est nécessaire que les utilisateurs, pour éviter qu’ils n’agissent anonymement, soient obligés de révéler leur identité avant de pouvoir obtenir le mot de passe requis.

En revanche, la directive exclut de manière expresse l’adoption d’une mesure visant la surveillance des informations transmises via un réseau donné.

De même, une mesure consistant à arrêter complétement la connexion à Internet sans envisager l’adoption de mesures moins attentatoires à la liberté d’entreprise du fournisseur de cette connexion ne serait pas de nature à concilier les droits concurrents précités.

A noter que la Cour n'a pas suivi les conclusions de son avocat général Maciej Szpuna qui prônait pour sa part une liberté des hotspots ouverts, tout en maintenant sa jurisprudence Sabam (arrêt du 24 novembre 2011) concernant les fournisseurs d'accès internet (FAI), en rappelant que les intermédiaires techniques ne sont pas « soumis à des obligations générales de surveillance des informations qu’ils transmettent« .

Nous allons tout droit vers "l'obligation pour les utilisateurs, pour éviter qu’ils n’agissent anonymement ...de révéler leur identité avant de pouvoir obtenir le mot de passe requis".

Retrouvez l'arrêt Tobias Mc Fadden du 15 septembre 2016

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 05:01

Est-ce que la technologie pourra nous sauver d’un avenir dystopique, ou contribuera-telle à en créer un ?

La surveillance, les outils de communications et leur évolution frénétique, les robots, les drones ont été évoqués.

J'ai débattu avec François-Bernard Huyghe Directeur de recherche à l'Institut de Relations Interationales et Startégiques IRIS sur ce thème passionnant, débat arbitré par Rachel Marsden le 9 septembre 2016 sur Sputnik News:

Retrouvez le podcast du débat:

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 15:29
Fuites de données: une transparence trop radicale ? Un débat avec Rachel Marsden pour Sputnik France le 26 août 2016

Des fuites de données du WikiLeaks à celles dernièrement du DCLeaks, se pose le problème de la culture de transparence et de l'accessibilite totale des informations, notamment en matière de sécurité nationale.

Nous sommes donc légitimement conduit à nous interroger: les fuites des données des renseignements sont-elles constructives ? La transparence en matière de données va-t-elle trop loin ? Quel statut pour les lanceurs d'alerte ?

J'ai débattu avec mon confrère Antoine Chéron sur ce thème passionnant, débat arbitré par Rachel Marsden le 26 août 2016 sur Sputnik News:

Retrouvez le podcast du débat Fuites, piratages, WikiLeaks: sont-ils bons ou mauvais pour la

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 05:18
Diffamation sur internet et compétence territoriale: l'arrêt de la chambre criminelle du 12 juillet 2016

La Cour de cassation précise qu’en cas de diffamation par un site internet, si ce site vise d’une manière ou d’une autre le public français et n'est pas uniquement destiné à un public étranger, aucune procédure ne peut être initiée devant un tribunal français.

Tel était le cas de ces deux soeurs, respectivement de nationalités américaine et japonaise pour l'une et de nationalité japonaise pour l'autre, toutes deux domiciliées au Japon, qui avaient fait citer un individu de nationalité sud-africaine, devant un tribunal correctionnel français, du chef de diffamation publique envers des particuliers.

Il s'agissait de deux textes en langue anglaise mis en ligne sur le site internet accessible à l’adresse kickstarter.com et évoquant les relations professionnelles entretenues au Japon par les intéressés.

Le tribunal correctionnel puis la Cour d'appel de Poitiers se déclarent incompétents

En effet, si les infractions de presse sont réputées commises en tout lieu où les propos incriminés ont été reçus, lorsque ces derniers ont été diffusés sur le réseau internet, la compétence territoriale du tribunal français saisi, qui ne saurait être universelle, ne peut être retenue que si les pages du site les contenant sont à destination du public français.

En l'occurence, ni les propos, en langue anglaise, qui visent des personnes de nationalité japonaise et/ ou américaine domiciliées au Japon et portent sur des événements qui se sont déroulés dans ce pays, ni le site internet américain sur lequel ils ont été mis en ligne par une personne qui n’était pas de nationalité française, ne sont orientés vers le public français, peu important que ce site soit accessible depuis le territoire national.

Dans son arrêt du 12 juillet 2016 (Cass. Crim., 12 juill. 2016, pourvoi n° 15-86645), la Cour de cassation confirme qu'en l’absence de tout critère rattachant au territoire de la République les propos incriminés, la circonstance que ceux-ci, du fait de leur diffusion sur le réseau internet, aient été accessibles depuis ledit territoire ne caractérisait pas, à elle seule, un acte de publication sur ce territoire rendant le juge français compétent pour en connaître.

La chambre criminelle de la Cour de cassation se rallie ainsi dans cette décision à la position de la chambre commerciale selon laquelle « la seule accessibilité d'un site Internet sur le territoire français n'est pas suffisante pour retenir la compétence des juridictions françaises, prises comme celles du lieu du dommage allégué, sans rechercher si les annonces litigieuses étaient destinées au public de France » (arrêt « Marithé et François Girbaud », Cour de cassation, civile, Chambre commerciale, 20 septembre 2011).

Retrouvez sur Doctrine.fr l'arrêt de la Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 12 juillet 2016

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 08:45
Lifestage: la nouvelle application sociale lancée par Facebook pour les moins de 21 ans

Une nouvelle application 100 % vidéo pour les adolescents et les étudiants a été lancée il y a quelques jours par Facebook pour concurrencer la populaire messagerie Snapchat fort prisée de ce jeune public.

Facebook vient en effet de lancer sa nouvelle application pour smartphone, visant à créer des réseaux sociaux entre camarades d'école, revenant ainsi douze ans après aux fondamentaux du géant californien.

Lifestage est donc une application (uniquement iOS) réservée aux étudiants qui peuvent partager des contenus en vidéo avec les autres étudiants. Les vidéos créées sur Lifestage sont partagées publiquement instantanément.

L'application est disponible depuis le 19 août 2016 sur la boutique en ligne iTunes, et peut être téléchargée par n'importe qui. En revanche, on ne peut pas théoriquement accéder aux profils d'autres utilisateurs si on est agé de plus de 21 ans.

Selon Facebook "Lifestage rend facile et amusant de partager votre profil vidéo avec votre réseau scolaire" et de "mieux connaître les gens dans votre école ou les écoles voisines et de vous connecter avec eux", indique la description de l'application.https://itunes.apple.com/us/app/lifestage/id1004753218?mt=8

Lifestage demande à ceux qui le rejoignent de réaliser et publier des vidéos pour décrire leurs goûts et émotions du moment et constituer un profil public à destination des autres utilisateurs. Si plus de 20 personnes signalent une école, celle-ci est "débloquée" et permet alors au groupe de retrouver leurs clips respectifs.

Un outil permet aussi de bloquer ou signaler des personnes qui tenteraient de se connecter en étant plus âgées que la limite de 21 ans autorisée.

Espérons que ces efforts de modération seront suffisants pour dissuader et confondre les éventuels prédateurs et harceleurs.

Une vigilance toute particulière est donc de mise avec cette application.

Lifestage: la nouvelle application sociale lancée par Facebook pour les moins de 21 ans
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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 06:57
Attention aux jeux gratuits sur votre smartphone: les conseils de la CNIL

Près d’un Français sur deux joue à des jeux vidéo dématérialisés. Un succès grandissant pour les applications de jeu souvent gratuites et addictives mais qui se montrent gourmandes en données.

Un joueur moyen consacrerait plus de 5 heures par semaine aux jeux «free to play» (gratuit) depuis leur tablette ou encore leur smartphone. La plupart de ces jeux s’obtiennent gratuitement en un clic et sont particulièrement adaptés aux situations de mobilité (train, métro…), ou aux périodes d’inactivité (file d’attente, pause journalière…).

Il existe une multitude de modèles économiques pour les applications mobiles « gratuites » de jeu qui vont de la publicité (in-app ou hors app) à des micro-paiements ou du freemium (pour obtenir des avantages et des options, accélérer sa progression ou accéder à d’autres niveaux) en passant par du sponsoring ou la promotion de services commerciaux plus traditionnels.

Dans tous les cas, la gratuité n’est qu’apparente, ces applications s'appuyant plus ou moins directement sur la collecte des données générées par les utilisateurs à partir de leur smartphone. C’est particulièrement vrai pour la donnée de localisation du smartphone, une des véritables contreparties du jeu qui s'avère très précieuse pour affiner le ciblage publicitaire.

Les éditeurs profitent également de l’engagement des joueurs pour collecter de nombreuses données comportementales (patience du joueur, goût du risque, découragement face à un obstacle…). Certains éditeurs souhaitent exploiter au mieux le comportement du joueur afin d’encourager l’achat pour mieux progresser dans le jeu. Des techniques qui s’appuient sur les mêmes mécanismes de frustration et de récompenses que les jeux de hasard et les casinos.

Enfin, les jeux basés sur la localisation - comme Pokémon Go qui bénéficie d’une base importante d’utilisateurs - attirent les personnes vers des espaces physiques commerciaux (des magasins partenaires, des marques sponsorisant des lieux,…).

Concrètement, plutôt que de revendre les données de ses utilisateurs, l’éditeur du jeu préfèrera inciter ses joueurs à se rendre chez ses partenaires commerciaux. Ces derniers rémunéreront plus ou moins l’éditeur selon la qualité des profils qui franchiront leur porte. Ainsi, plus les données collectées par l’application sont précises, plus le profilage du joueur/consommateur est fiable, meilleure sera la rémunération de l’éditeur.

Face au manque de transparence de certaines applications, beaucoup d’utilisateurs n’ont pas conscience de la quantité d’informations personnelles qu’ils sont susceptibles de transmettre vers l’extérieur ni de savoir où elles vont, ou encore à quelles fins elles peuvent être utilisées. Il ne faut jamais oublier qu’un jeu gratuit implique une contrepartie à obtenir de la part du joueur.

Une récente étude révèle que 31% des joueurs en ligne ont déjà été victimes d’un préjudice (virus, piratage d'un compte de jeu, surfacturation de communications, …etc.). Sous couvert de proposer une expérience gratuite, une application malveillante peut accéder à des informations dont elle n'a pas besoin , contenir un virus ou encore subtiliser certaines informations bancaires ! D’autres applications peuvent tout simplement présenter des défauts de sécurité.

Les conseils de la CNIL pour les joueurs ?

  • éviter d’utiliser des apps tierces non-officielles ou de télécharger des applications de sources inconnues ;
  • lire les commentaires des utilisateurs sur le magasin d’applications: paramétrer la recherche d'avis selon les commentaires les plus récents ;
  • vérifier les permissions demandées avant d’accepter une application ;
  • lorsque cela est possible, limiter le nombre d’informations nécessaires à l’inscription : entrer un pseudonyme, utiliser une adresse mail pourriel… ;
  • utiliser un mot de passe différent de ceux utilisés sur les autres services en ligne ;
  • éteindre les applications quand on a fini de jouer et les supprimer quand on ne les utilise plus ;
  • si l'appareil le propose, appliquer les paramètres de protection de la vie privée protecteur : par exemple, en n’autorisant pas l’accès aux contacts si ce n’est pas utile ;
  • désactiver l’accès de l’application à la géolocalisation lorsqu’elle n’est pas nécessaire : si la géolocalisation est indispensable au jeu, il est possible d'éteindre la fonctionnalité une fois le jeu fermé ;
  • si le jeu vous encourage à prendre des photos, pensez aux autres personnes autour de vous, et ne les prenez pas en photo sans leur consentement ;
  • renouveler régulièrement votre identifiant publicitaire.

(Source: CNIL https://www.cnil.fr/fr/jeux-sur-votre-smartphone-quand-cest-gratuit)

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 06:49
Apologie du terrorisme: 360.000 comptes supprimés par Twitter en un an

Dans un communiqué paru le 18 août 2016 sur son blog officiel, le réseau de microblogging Twitter annonce avoir supprimé ces six derniers mois 235.000 comptes dont les contenus faisaient l’apologie du terrorisme https://blog.twitter.com/2016/an-update-on-our-efforts-to-combat-violent-extremism

Bien que les messages de propagande pour le terrorisme ou toute forme de violence soient interdits sur les réseaux sociaux, des contenus en faisant l’apologie s’y retrouvent très souvent.

Twitter a notamment annoncé que ses équipes avaient été renforcées, sans apporter d'avantage de précisions sur cette modération.

Ajouté aux suspensions déjà évoquées en février 2016, lorsqueTwitter avait donné un premier chiffre de ces suspensions, le total des comptes à contenus terroristes supprimés depuis mi-2015 est donc de 360.000.

"Les suspensions quotidiennes sont en hausse de 80% comparé à l'an dernier, avec des pics de suspensions suivant immédiatement les attaques terroristes" qui se sont multipliées ces derniers mois, souligne Twitter affirme dans son communiqué

Twitter est régulièrement critiqué sur le manque de réactivité de ses équipes de modération et le caractère très sélectif des suspensions opérées, souvent plus attentives à des problèmes de copyright que de messages de haine ou homophobes.

C'est ainsi que le compte de @B3zero, diffusant à près de 40 000 abonnés des liens vers des articles de presse a été définitivement suspendu le 11 août 2016 pour avoir publié un simple vine des JO 2016, déchaînant à juste titre l'ire des internautes dénonçant une politique à géométrie variable.

Un hastag #moderecommetwitter a même été créé pour l'occasion.

Espérons que ces efforts de Twitter pour éradiquer les messages et les comptes faisant l'apologie du terrrorisme, liés aux nouvelles fonctionnalités annoncées également hier pour lutter contre le harcèlement porteront leurs fruits et amélioreront la modération (https://blog.twitter.com/2016/new-ways-to-control-your-experience-on-twitter)

Apologie du terrorisme: 360.000 comptes supprimés par Twitter en un an
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 04:08

article mis à jour le 18 janvier 2017

N'envoyez bien entendu jamais sur Twitter des tweets haineux, racistes, antisémites ou homophobes. Mais réflechissez y à deux fois également avant de les retweeter: cette action apparemment anodine peut vous valoir de graves ennuis judiciaires.

On vient en effet d'apprendre par l'AFP qu'un nordiste s'était vu infliger ce 12 août 2016 cinq mois de prison ferme pour menaces de mort en raison d'un tweet appelant à assassiner François Hollande et Manuel Valls !

Le 6 juillet dernier, il avait trouvé pertinent d'appeler sur Twitter à "prendre les armes" et à se rendre aux Invalides à Paris le lendemain, pour la cérémonie d'hommage à l'ancien Premier ministre Michel Rocard.

Il avait accompagné certains de ses tweets, qui depuis ont été supprimés, du hashtag explicite "#AssassinerHollandeValls".

L'individu a été interpellé le 7 juillet à côté de l'Assemblée nationale à Paris, non loin donc de la cérémonie en hommage au dirigeant socialiste, a indiqué le parquet de Béthune.

Il a reconnu qu'il était bien l'auteur des ces tweets, mais, selon lui, il ne s'agissait pas de menaces de mort, mais d'une manière de dire qu'il souhaitait mettre un terme à la carrière politique du président de la République François Hollande et du Premier ministre Manuel Valls.

Cette pitoyable explication n'a manifestement pas convaincu les juges qui l'ont donc condamné à 5 mois de prison ferme pour menaces de mort et à un mois supplémentaire pour refus de se soumettre à un test d'ADN.

Ce twittos compulsif avait déjà été condamné en son absence, à deux mois de prison ferme en juin 2016 pour avoir comparé Christiane Taubira à un singe bonobo, le tribunal correctionnel ayant retenu l’injure publique raciale. Selon la loi l’article 33 de 1881, il risquait un maximum de 6 mois d'emprisonnement et 22 500 euros d'amende, s’agissant d’une infraction commise envers une personne « à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

Rappelons également un jugement du 9 mars 2016 ayant condamné pour deux tweets à caractère antisémite à deux mois ferme un twittos comme coupable de « provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale » (article 24 alinéa 7 de la loi du 29 juillet 1881), ainsi que de « diffamation publique à caractère racial » (article 32 de la même loi) – deux délits passibles d’un an de prison et de 45 000 euros d’amende (http://www.legalis.net/spip.php?page=jurisprudence-decision&id_article=4932)

L'utilisation d'un hastag existant est également sanctionnable, comme l'a fait le tribunal correctionnel de Paris le 20 janvier 2015 pour 3 prévenus de provocation à la haine homophobe, finalement seulement condamnés à de simples amendes pour avoir complété notamment le mot dièse #brulonslesgayscar (http://www.huffingtonpost.fr/caroline-mecary/twitter-homophobie_b_7015384.html)

Qu'en est-il de ceux qui retweetent, c’est-à-dire qui repostent le message d’un autre, sans y ajouter aucun contenu supplémentaire, mais en accroisse la visibilité ?

On se souviendra qu'en février 2014, la conseillère régionale EELV Laure Forestier avait été poursuivie par la sénatrice UDI Catherine Morin-Desailly. Elle avait effectivement retweeté un message jugé injurieux par la plaignante. Laure Forestier avait toutefois été relaxée par le tribunal de grande instance de Rouen par jugement du 19 février 2014, mais pour une question de procédure.

C'est pourquoi le sénateur Louis Pinton avait interrogé le ministre de la Justice pour lui demander si le droit actuel permettait de poursuivre en diffamation ou pour injures des internautes qui se contentent sur Twitter de retweeter les messages diffamatoires ou injurieux écrits par d'autres.On attend encore la réponse ministérielle.

L'article 29 de la loi de 1881 semble bien plaider en faveur de poursuites des simples retweets puisque "la publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommés, mais dont l'identification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés, placards ou affiches incriminés

Un simple retweet parait donc bien tomber sous le coup de la loi, sauf à ce que la bonne foi soit démontrée.

Pour éviter toute difficulté, et si vous tenez vraiment à relayer des propos répréhensibles, indiquez clairement que vous ne les reprenez pas à votre compte dans votre citation du tweet d'origine (à cet égard l'indication sur votre profil que ''RT n'est pas approuver'' est insuffisante car trop générale)

Mise à jour du 11 janvier 2017

Nouvelle illustration de tweets homophobes avec cette affaire dans laquelle sont jugés aujourd'hui mercredi 11 janvier 2017, devant la 17e chambre correctionnelle de Paris, deux personnes accusées d'avoir publié des tweets homophobes à l'encontre d'un élu parisien qui avait porté plainte.

Ian Brossat, adjoint communiste à la mairie de Paris chargé du logement avait révélé ces messages scandaleux reçus sur Twitter dans un article de l'Obs  comme "Tu te fais enfiler comme un clebs, tu te crois normal sale mysogine ?" 

Pour la victime, soutenue par son parti, l'ouverture du procès constitue un message fort que "face à l’homophobie on ne doit pas plier, il y a des limites qu’on a pas le droit de franchir"

Poursuivis pour injures publiques à caractère homophobe. les deux prévenus risquent une peine de six mois de prison et une amende de 22.500 euros (http://www.lci.fr/societe/deux-personnes-jugees-ce-mercredi-pour-des-tweets-homophobes-contre-l-elu-parisien-ian-brossat-2021124.html)

Délibéré le 22 février 2017 avec respectivement 2 et 3 mois de prison avec sursis requis par le Procureur de la République

Retrouvez le livetweet de l'audience sur @MeThierryVallat

 

Mise à jour du 18 janvier 2017

une excellente synthèse sur la question par Emmanuel Netter à écouter sur Soundcloud

 

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 14:52
Arrêtez les tous: l'implantation de Pokemons interdite par arrêté municipal dans la commune de Bressoles

L'Eté 2016 est décidément rythmé par des arrêtés municipaux défrayant la chronique. Après celui anti-burkini à Cannes (voir notre article L'arrêté Anti Burkini de la mairie de Cannes validé en référé), voilà dans un tout autre style bien sur l'arrêté anti-Pokemon !!!

Le Maire de Bressolles a en effet pour sa part pris un arrêté encore plus original que celui de son homologue azuréen, puisque visant à interdire l’implantation virtuelle de personnages Pokemon sur le territoire communal !

Aux termes de son arrêté du 9 août 2016, l'édile municipal demande à Niantic et The Pokemon Company, les concepteurs et développeurs du jeu, de prendre leurs dispositions pour assurer le respect de la tranquillité publique de cette commune de l'Ain et de ses 800 âmes.

Il considère que la tranquillité et l'ordre public de la ville sont troublés par la recherche frénétique de ces créatures par ses administrés.

L'arrêté d'interdiction est donc motivé par la ''propagation contagieuse et anarchique du phénomène Pokemon Go'' et les dangers que constitue la recherche par des piétons et des conducteurs inattentifs, ainsi que les risques de ''constitution en soirée et la nuit de groupes dont il convient de prévenir l'émergence''. Est enfin stigmatisée l'addiction dangereuse de ce jeu vis-à-vis des jeunes populations.

Aura-t-on des recours contre cet intriguant arrêté et surtout sera-t-il seulement exécuté ?

Certains sites plus emblématiques ont déjà obtenu que Pikachu et ses congénères ne puissent plus y être chassés, comme Auschwitz ou l'ossuaire de Douaumont. Niantic a d'ailleurs été amené à mettre en place un formulaire pour que puissent être signalés des endroits qui seraient inappropriés et pour en solliciter le retrait, et donc avec une procédure de type ''opt-out''

Et on remarquera enfin que tant que Niantic et The Pokemon Company n'auront pas obtempéré, les amateurs pourront toujours continuer d'assouvir à Bressoles leur passion de la traque, laquelle n'est pas prohibée par l'arrêté.

Retrouvez l'arrêté du 9 août 2016 en fichier Pdf ci-après

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 13:41
Google condamné en Russie pour abus de position dominante

Штраф для Google: et c'est la Russie qui gagne !

C'est toujours la même histoire: il est reproché à Google de privilégier ses propres services et ceux de ses partenaires tout en déclassant volontairement les sites de ses concurrents.

Cette fois-ci, ce sont les autorités russes de la concurrence qui ont condamné ce 11 août 2016 le géant californien Google à une amende de 438 millions de roubles (six millions d'euros) pour abus de position dominante avec son système d'exploitation pour smartphone Android.

Saisi par le numéro un local de l'internet, Yandex, confronté à un recul de ses parts de marché, le Service fédéral antimonopole russe "FAS" avait reconnu coupable en septembre 2015 le groupe californien d'abuser de sa position dominante pour imposer ses services aux utilisateurs de téléphones fonctionnant sous système Android.

Restait à fixer le montant !

Yandex accusait la firme de Mountain View d'obliger les constructeurs d'appareils mobiles sous Android de faire de son moteur de recherches celui utilisé par défaut, tout en interdisant de pré-installer avant la mise en vente les services de concurrents.

Le gendarme de la concurrence n'avait pas tout de suite fixé le montant de l'amende et menait encore récemment des discussions avec Google pour parvenir à un accord à l'amiable, ce qu'il conditionnait à une reconnaissance de culpabilité. Le groupe américain a cependant toujours rejeté les accusations des autorités russes, martelant que les utilisateurs étaient libres d'avoir recours à ses services ou non.

Le communiqué de la FAS est donc intervenu le 11 août 2016 (en russe): http://fas.gov.ru/press-center/news/detail.html?id=46739

Google "va analyser de près" la décision des autorités russes "avant de décider de nos prochaines actions", a réagi la société. "En attendant, nous continuons à discuter avec toutes les parties concernées pour aider les consommateurs, les fabricants et les développeurs à profiter au maximum d'Android en Russie", a-t-elle ajouté.

Google a déjà été visé par des procédures similaires dans plusieurs pays et notamment de la part de la Commission européenne, l'une des trois procédures lancées par Bruxelles à son encontre concernant justement Android (lire notre article du 17 mai 2016: Une amende de 3 milliards d'euros envisagée par la Commission)

(Source: Belga)

Mise à jour du 17 août 2016:

L'appel de Google n''a pas permis d'obtenir l'annulation de cette amende et la Cour russe d'appel a rejeté ce recours par décision du 17 août 2016. Il reste néanmoins une possibilité pour Google de se pourvoir en cassation.http://www.nasdaq.com/article/russia-appeals-court-rejects-google-appeal-in-antimonopoly-case-20160817-00192

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France Soir du 14 mars 2017 sur le port du foulard au travail http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/port-du-voile-au-travail-laicite-et-discriminations-la-justice-europeenne-tranche-foulard-loi-droit-cjue-avocat-thierry-vallat-islam-religions?platform=hootsuite

Radio Orient du 14 mars 2017 itw sur l'interdiction du port du voile en entreprise http://www.radioorient.com/cour-europeenne-une-entreprise-peut-interdire-le-port-de-signes-religieux/

France Soir du 11 mars 2017 sur la violation du secret de l'instruction http://www.francesoir.fr/politique-france/penelopegate-qu-est-ce-que-la-violation-du-secret-de-instruction-francois-fillon-penelope-parquet-national-financier-pnf-juges-avocats-thierry-vallat-droit-proc%C3%A9dure

Sputnik News du 10 mars 2017 débat sur l'intelligence artificielle https://fr.sputniknews.com/radio_desordre_mondial/201703101030396959-intelligence-artificielle/

Agefi Actifs du 3 mars 2017 sur l'affaire Apollonia http://www.agefiactifs.com/droit-et-fiscalite/article/affaire-apollonia-letau-se-resserre-autour-des-76473

France Soir du 1er mars 2017 sur le droit à l'oubli sur internet http://www.francesoir.fr/lifestyle-vie-quotidienne-droit-oubli-sur-internet-comment-marche-le-droit-au-dereferencement-moteur-recherche-google-vie-prive-referencement-lois-cnil-europe-justice-droit-thierrry-vallat-avocat-disparaitre

Journal du Management juridique n°55 du 28 février 2017 sur l'obligation de l'employeur de dénoncer ses salariés chauffards http://fr.calameo.com/read/000000178bf08874a4147

L'Opinion du 23 février 2017 sur la plainte pour faux visant Audrey Azoulay http://www.lopinion.fr/edition/politique/ministre-audrey-azoulay-visee-plainte-faux-en-ecriture-publique-120000

France Soir du 22 février 2017 sur la notion de conflit d'intérêt http://www.francesoir.fr/politique-france/affaire-solere-la-notion-de-conflit-interet-en-question-polemique-cadre-legal-loi-thierry-vallat-prise-illegal-interet-fillon-hatvp-cahuzac-deputes-elus

LCI du 17 février 2017 itw sur le slogan en anglais de Paris 2024 http://www.lci.fr/sport/jo-2024-plusieurs-associations-attaquent-le-slogan-en-anglais-de-paris-la-plainte-peut-elle-aboutir-2026377.html

Public Sénat du 14 février 2017 sur le délit de consultation de site terroriste https://www.publicsenat.fr/emission/senat-360/le-nouveau-rendez-vous-de-l-information-senatoriale-53205 

France Soir du 11 février 2017 sur la notion de viol dans l'affaire Théo http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/affaire-theo-aulnay-sous-bois-partir-de-quand-peut-parler-de-viol-violences-loi-droit-avocat-thierry-vallat-policiers-matraque-juge-igpn

BFMTV du 10 février 2017: itw sur les caméras piétons de la police municipale http://www.bfmtv.com/police-justice/cameras-pietons-pour-policiers-un-systeme-anti-violence-et-anti-bavure-1100293.html

France24 du 9 février 2017: itw sur le Parquet national financier http://www.france24.com/fr/20170209-avocats-francois-fillon-penelope-pnf-parquet-national-financier-dessaisir-justice

La Croix du 7 février 2017: itw sur la compétence du Parquet national financier sur l'affaire Fillon http://www.la-croix.com/France/Politique/Le-parquet-national-financier-competent-dans-laffaire-Fillon-2017-02-07-1200823089?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Twitter&utm_term=Autofeed#/link_time=1486475997

Le Monde du 6 février 2017 itw sur le phishing ou le hameçonnage http://www.lemonde.fr/argent/article/2017/02/06/hameconnage-la-banque-doit-vous-rembourser-si-elle-ne-peut-prouver-votre-negligence_5075315_1657007.html

Libération du 27 janvier 2017 itw sur le sexisme et la modération sur Facebook http://www.liberation.fr/france/2017/01/27/pourquoi-des-feministes-denoncent-la-moderation-de-facebook_1543436

France Soir du 25 janvier 2017 sur les emplois fictifs http://www.francesoir.fr/politique-france/emplois-fictifs-d%C3%A9finition-quelle-peine-encourue-risques-penelope-fillon-fran%C3%A7ois-loi-droit-jurisprudence-thierry-vallat-avocat

Radio Méditerranée Internationale Interview du 23 janvier 2017 sur les vignettes anti-pollution 

Sputnik News du 20 janvier 2017 interview sur le soft power de Facebook https://fr.sputniknews.com/france/201701201029689183-facebook-france-startup/

France Soir du 18 janvier 2017 sur la responsabilité d'EDF en cas de coupures http://www.francesoir.fr/lifestyle-vie-quotidienne/vague-de-froid-quelle-responsabilite-pour-edf-fournisseurs-en-cas-de-coupures-de-courant-electricit%C3%A9-thierry-vallat-droits-lois

Slate du 18 janvier 2017 sur le harcèlement à domicile http://www.slate.fr/story/134768/services-aboli-frontieres-intime

France Soir du 17 janvier 2017: décryptage de l'affaire Buffy Mars http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/sms-de-drague-quelles-sanctions-pour-le-technicien-orange-et-les-harceleurs-de-buffy-mars-harcelement-twitter-facebook-texto

BFMTV du 17 janvier 2017 interview sur la gifle à Manuel Valls et ses conséquences http://www.bfmtv.com/police-justice/manuel-vals-gifle-que-risque-le-jeune-homme-interpelle-1083960.html

Le Parisien du 17 janvier 2017 sur l'affaire Buffy Mars http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/harcelement-une-blogueuse-denonce-puis-se-fait-harceler-sur-twitter-17-01-2017-6579348.php#xtor=AD-1481423553

Le Figaro du 13 janvier 2017 interview sur le fichage illégal des bénévoles de la Croix-Rouge http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/01/13/01016-20170113ARTFIG00351-quand-la-croix-rouge-fichait-ses-benevoles-en-secret.php

Le Parisien du 7 janvier 2017 interview sur la fermeture du site Babylon 2.0 http://www.leparisien.fr/societe/sur-facebook-babylone-2-0-enfin-ferme-le-groupe-partageait-des-photos-volees-de-femmes-nues-07-01-2017-6538266.php

Neon Mag du 6 janvier 2017 interview sur les groupes Babylon 2.0 et le revengeporn http://www.neonmag.fr/babylone-2-0-le-groupe-facebook-secret-qui-diffuse-des-photos-volees-de-femmes-nues-482095.html

LCI du 28 décembre 2016 interview sur les caméras pour les policiers municipaux http://www.lci.fr/societe/cameras-sur-les-policiers-municipaux-et-les-agents-de-securite-sncf-et-ratp-vous-avez-ete-filme-voici-ce-que-dit-la-loi-2019176.html

Village de la justice du 28 décembre 2016 sur la résurrection numérique et le droit à l'image http://www.village-justice.com/articles/Resurrection-numerique-quelle-legalite-exploitation-image-artiste-mort,23852.html

Sputnik news du 21 décembre 2016 sur le rachat de WhatsApp par Facebook https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201612211029289418-facebook-mensonge-bruxelles/

C8 du 14 décembre 2016 sur la règlementation des drones http://www.c8.fr/c8-docs-mags/pid8478-c8-focus.html

LCI du 30 novembre 2016 sur la surveillance des échanges internet par l'employeur http://www.lci.fr/societe/vie-privee-au-travail-votre-employeur-a-t-il-le-droit-de-surveiller-ce-que-vous-faites-sur-internet-2015021.html

Weka du 16 novembre 2016 sur le rétablissement de l'autorisation de sortie de territoire pour les mineurs http://www.weka.fr/actualite/administration/article/lautorisation-de-sortie-du-territoire-pour-les-mineurs-non-accompagnes-redevient-obligatoire-a-partir-du-15-janvier-2017-44552/

Gameblog du 1er novembre 2016 sur le cadre légal des agressions sexuelles virtuelles http://www.gameblog.fr/news/63348-agressee-sexuellement-en-realite-virtuelle-elle-raconte-son-

Konbini du 21 octobre 2016: interview sur le Cyber-harcèlement http://www.konbini.com/fr/tendances-2/cyberharcelement-marre-etre-victime/

Lexbase Ed Professions du 29 septembre 2016 sur le devoir de conseil des avocats

RTS du 29 septembre 2016: itw sur les actions en justice contre Pokemon Go

Vice News du 20 septembre 2016: que risque l'auteur d'une fausse attaque terroriste ? https://news.vice.com/fr/article/que-risque-lauteur-dune-fausse-alerte-terroriste

BFMTv du 19 septembre 2016: débat sur le swatting http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/fausse-alerte-terroriste-un-adolescent-a-ete-arrete-dans-la-marne-865457.html

L'Express du 12 septembre 2016 sur l'affaire Morandini http://www.lexpress.fr/actualite/medias/jean-marc-morandini-veut-etre-entendu-rapidement-par-la-justice_1829584.html

Sputnik News du 9 septembre 2016 débat sur les nouvelles technologies https://soundcloud.com/sputnik_fr/lancement-de-liphone-7-est-ce-que-la-technologie-nous-sauvera-dun-avenir-dystopique-ou-en-creera-t-elle-un

RMC du 8 septembre 2016: débat sur la lutte contre le sexisme http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/aud

BFMTV du 24 août 2016: interview sur les dangers de PokémonGo au bureau http://www.bfmtv.com/societe/jouer-a-pokemon-go-au-bureau-peut-s-averer-risque-1029223.html

France 3 du 12 août 2016 sur l'affaire Take Eat Easy http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/paris-la-fronde-des-livreurs-de-repas-velo-1064893.html

Europe 1 du 12 août 2016: interview sur le dossier Take Eat Easy http://www.europe1.fr/emissions/europe-1-bonjour/europe-bonjour-julia-martin-120816-2818891

La Croix du 10 août 2016 sur la requalification des contrats des coursiers à vélo http://www.la-croix.com/Economie/Social/Les-livreurs-de-repas-a-velo-se-rebellent-2016-08-10-1200781385

France Inter du 3 août 216 sur les problèmes juridiques posés par l'appli Périscope https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-03-aout-2016

BFMTV du 28 juillet 2016 sur le harcelement sexuel et le travail dissimulé http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/trois-plaintes-deposees-contre-jean-marc-morandini-846243.html

Les Inrocks du 20 juillet 2016: suite de l'affaire Morandini http://abonnes.lesinrocks.com/2016/07/19/actualite/enquete-pratiques-de-jean-marc-morandini-suite-11854401/

Rue89 L'Obs du 15 juillet 2016 sur la diffusion de contenus choquants sur internet http://rue89.nouvelobs.com/2016/07/15/nice-risquez-si-partagez-photos-victimes-264651

FranceTVInfo du 14 juillet 2016: interview sur l'affaire Morandini http://www.francetvinfo.fr/economie/medias/morandini/affaire-morandini-c-est-du-harcelement-caracterise-affirme-l-avocat-des-acteurs-des-faucons_1546669.html

Les Inrocks du 13 juillet 2016 sur les pratiques de la société de production de JM Morandini http://abonnes.lesinrocks.com/2016/07/12/actualite/enquete-pratiques-de-jean-marc-morandini-11852954/

Sputnik News du 11 juillet 2016 sur le droit à la déconnexion http://Thierry Vallat: Il faudra une charte détaillée qui indique ... - SoundCloud 

Radio Canada du 6 juillet 2016 Interview sur la condamnation de Lionel Messi pour fraude fiscale 

Sputnik News du 5 juillet 2016 sur les déclaration de Manuel Valls sur le dumping social et la directive de 1996 https://soundcloud.com/sputnik_fr/me-thierry-vallat-ca-me-semble-audacieux-de-dire-quon-nappliquerait-pas-la-directive?utm_source=soundcloud&utm_campaign=share&utm_medium=facebook

Slate du 1er juillet 2016 sur Serge Aurier et l'appli Periscope http://www.slate.fr/story/120325/serge-aurier-periscope-paye

Le Journal du Management n°52 (juillet-août 2016): fiscalité des bitcoins et cryptomonnaies http://fr.calameo.com/read/000000178209f1e043d9b

L'Opinion du 15 juin 2016 interview sur les conséquences juridiques du Jasta http://www.lopinion.fr/edition/international/terrorisme-en-voulant-punir-l-arabie-saoudite-senat-americain-provoque-104741?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_content=content&utm_campaign=cm

La Croix du 16 mai 2016 interview sur le litige entre Uber t l'Urssaf sur le statutd des chauffeurs http://www.la-croix.com/Economie/Social/Pour-l-Urssaf-le-chauffeur-Uber-est-un-salarie-2016-05-16-1200760509

Public Sénat du 13 mai sur les dangers de Périscope http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/periscope-l-application-sans-limites-1347939

La Croix du 12 mai 2016 interview sur l'appli Periscope http://www.la-croix.com/France/Periscope-questions-apres-drame-2016-05-12-1200759614?utm_medium=Social&utm_source=Twitter&utm_campaign=Echobox&utm_term=Autofeed#/link_time=1463066713

Sputnik News du 10 mai 2016: interview sur le soutien des avocats français à leurs confrères turcs emprisonnés https://soundcloud.com/sputnik_fr/thierry-vallat-lordre-des-avocats-francais-est-solidaire-des-confreres-turcs-arretes

Public Sénat le 14 avril 2016: débat du sur le fichier PNR

20 MInutes du 14 avril 2016: un employeur qui demande un changement de prénom légal ou pas ? http://www.20minutes.fr/economie/1826595-20160414-employeur-demande-salarie-changer-prenom-legal

RMC du 25 mars 2016: interview de jean-Jacques Bourdin sur le fichier PNR http://www.thierryvallatavocat.com/2016/03/mise-en-place-d-un-fichier-pnr-europeen-et-lutte-contre-le-terrorisme-me-thierry-vallat-interroge-sur-rmc-le-25-mars-2016.html

Le Monde du 22 mars 2016: Peut-on être licencié pour utiliser les réseaux sociaux au travail http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/03/22/peut-on-etre-licencie-pour-utiliser-les-reseaux-sociaux-a-titre-personnel-au-travail_4888193_1698637.html

Sputniknews du 11 mars 2016 sur le jugement américan condamnant l'Iran à indeminiser les victimes du 11 septembre https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201603111023300130-iran-usa-11-septembre/

BFM Business du 3 mars 2016 sur l'usage de twitter au travail http://bfmbusiness.bfmtv.com/emploi/tweeter-4-fois-par-jour-au-travail-n-est-pas-un-motif-de-licenciement-957155.html

Ouest France du 25 février 2016 Interdiction du vapotage dans les lieux publics http://www.ouest-france.fr/sante/addictions/tabac/vapotage-linterdiction-recommandee-dans-tous-les-lieux-publics-4056069

Sputniknews du 25 février 2016 sur l'amende fiscale de 1,6 milliard d'€ infligée à Google http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20160226/1022747386/france-google-impots.html#ixzz41XeliIC6

Le Parisien du 21 février 2016 sur le sextorsion http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-sextorsions-envahissent-le-net-21-02-2016-5565269.php#xtor=AD-1481423553

Sputnik news du 18 février 2016 sur la légalité du blocage de sites internet http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20160218/1021896666/france-internet-blocage.html

Lexbase (n°641 du 28 janvier 2016): nom de domaine des avocats et art 10.5 du RIN http://images.lexbase.fr/sst/N0913BWQ.pdf

L'Humanité du 12 janvier 2016: le cadre légal du Esport  http://www.humanite.fr/loi-numerique-laddiction-portee-de-clic-595184

Village de Justice du 29 décembre 2015: La France se dote d'une nouvelle règlementation sur les drones civilshttp://www.village-justice.com/articles/France-dote-une-nouvelle,21130.html

La Tribune du 17 décembre 2015 sur l'indemnisation des victimes d'attentat http://www.latribune.fr/economie/france/attentats-de-paris-l-indemnisation-des-victimes-atteindrait-300-millions-d-euros-536831.html

D8 interview pour le magazine "En quête d'actualité" du 16 décembre 2015 : la règlementation des drones http://www.d8.tv/d8-docs-mags/pid5198-d8-en-quete-d-actualite.html?vid=1342386

Lexbase (n°636 du 10 décembre 2015): précisions sur la consultation des pièces pendant la garde à vue http://images.lexbase.fr/sst/N0227BWC.pdf

Village de la Justice du 23 novembre 2015: le droit de l'Esport dans le projet de loi numérique http://www.village-justice.com/articles/droit-sport-dans-Projet-Loi,20900.html

RT France du 10 novembre 2015: arrêt CEDH Dieudonné https://francais.rt.com/france/10045-cour-europeenne-droits-lhomme-rejette

Radio Orient: débat du 5 novembre 2015 sur la réforme du droit du travail http://www.radioorient.com/live/?tab=podcast&id=27826

Lexbase du 15 octobre 2015 sur la fragilisation des droits de la defense pendant la grève des avocats http://images.lexbase.fr/sst/N9379BUW.pdf

L'Express du 2 octobre 2015 sur les amendes pour jets de mégots sur la voie publique: http://votreargent.lexpress.fr/consommation/paris-est-elle-la-seule-ville-concernee-par-l-amende-pour-jet-de-megot_1721944.html

Lexbase du 17 septembre 2015 sur les perquisitions en cabinet d'avocats et l'arrêt CEDH Sérvulo c/Portugal http://www.presentation.lexbase.fr/sites/default/files/actualites/fichiers/lj_625.pdf

Archimag n°287 de septembre 2015: neutralité et loyauté des plateformes numériques http://Numéro 287 : Démat des factures : passage à l'acte

Vice News du 31 août 2015 sur les soupçons de chantage dans l'affaire Eic Laurent/Roi du Maroc https://news.vice.com/fr/article/les-deux-journalistes-francais-accuses-davoir-fait-chanter-le-roi-du-maroc-ont-donne-leur-version-des-faits

Village de la Justice du 21 août 2015: pour un véritable droit au renvoi d'audience http://www.village-justice.com/articles/Pour-veritable-droit-renvoi,20261.html

Version Fémina du 6 juillet 2015 sur les sanctions pour abandon de détritus sur la voie publiques

Lexbase du 2 juillet 2015 sur les honoraires de postulation 

France Info: interview du 10 juin 2015 sur l'interdiction de l'appli Gossip https://www.youtube.com/watch?v=o14NjTYrVVk

Sud Radio: débat du 4 juin 2015 sur portable et harcelement scolaire http://www.sudradio.fr/Podcasts/Seul-contre-tous/Gossip-il-faut-interdire-le-portable-avant-la-fin-du-lycee

L'Obs du 4 juin 2015 sur les drones de l'info

Libération du 3 juin 2015 sur l'application Gossip http://www.liberation.fr/societe/2015/06/03/gossip-l-appli-accusee-de-favoriser-le-harcelement_1322045

Europe 1 Interview du 2 juin 2015 sur le cyber harcèlement http://www.europe1.fr/societe/gossip-lapplication-dans-le-viseur-des-associations-1350076#utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Weka du 18 mai 2015: Pollution de l'air procdure d'infraction de la Commission Européenne contre la France http://www.weka.fr/actualite/developpement-durable/article/pollution-lair-particules-fines-procedure-dinfraction-commission-europeenne-contre-france/

La Tribune du 23 avril 2015: "2 ans après le Rana Plaza" interview sur le devoir de vigilance et responsabilité sociétale des entreprises  http://www.latribune.fr/edition-quotidienne/23-04-2015/focus/commerce-ce-que-le-rana-plaza-a-change-1447.html#enrichments_article

Lexbase (n°608 du 9 avril 2015): vers l'élaboration d'un véritable droit des drones http://images.lexbase.fr/sst/N6841BUW.pdf

Metronews du 23 mars 2015: interview sur les poursuites pénales contre les bénéficiaires d'un bug informatique dans une station service http://www.metronews.fr/info/bug-dans-une-station-service-de-l-herault-les-clients-m-insultaient-et-me-bousculaient-pour-pouvoir-faire-le-plein-a-5-euros/mocw!FhNku0n2vQraE/

Expoprotection du 16 mars 2015: "les employeurs condamnés à prévenir le burn-out" http://www.expoprotection.com/?IdNode=1571&Zoom=1fbf527b7549e1ea4635c97e6f06fcc0&Lang=FR

Europe 1: interview du 11 mars 2015 sur le swatting et les risques pénaux encourus http://www.europe1.fr/societe/swatting-que-risquent-les-auteurs-de-ces-canulars-made-in-usa-2396671

Weka du 9 mars 2015 "contrats de génération: un décret du 3 mars 2015 en facilite l'accès" http://www.weka.fr/actualite/emploi/article/contrats-generation-decret-du-3-mars-2015-en-facilite-lacces/

Vice News du 7 mars 2015: interview sur le jugement Facebook du 5 mars 2015 https://news.vice.com/fr/article/facebook-courbet-justice-francaise

LCI (6 mars 2015): interview sur le sexisme au travail http://videos.tf1.fr/infos/2015/le-sexisme-au-travail-redoutable-instrument-d-exclusion-8575434.html

Lexbase (n°603 du 5 mars 2015): braconniers du droit ou plate-forme juridique légale les enseignements du jugement avocat.net http://presentation.lexbase.fr/sites/default/files/actualites/fichiers/lj_603.pdf

Lexbase (n°601 du 12 février 2015): le droit d'accès de l'avocat au dossier complet de l'information http://www.presentation.lexbase.fr/la-lettre-juridique-ndeg601-du-12-fevrier-2015

Metronews du 10 février 2015: interview sur la fraude fiscale après le swissleaks http://www.metronews.fr/info/swissleaks-hsbc-fraudeurs-fiscaux-voici-les-bons-conseils-du-fisc-pour-vous-en-sortir/mobj!HKyMtcffg25A/ 

Vice News du 6 février 2015: interview sur la violation du secret de l'instruction  https://news.vice.com/fr/article/36-quai-orfevres

Lexbase (n°598 du 22 janvier 2015): "menaces de mort à un avocat" http://www.presentation.lexbase.fr/sites/default/files/actualites/fichiers/lj_598.pdf

ETV (14 janvier 2015): intervention dans le reportage du magazine d'information estonien Pealtnägija sur la contrefaçon http://uudised.err.ee/v/majandus/aee45037-b7f0-4356-9044-7277ab86724f

Le Nouvel Economiste du 9 janvier 2015: "défiscalisation immobilière, aides et conseils" http://www.lenouveleconomiste.fr/dossier-art-de-vivre/defiscalisation-immobiliere-aides-et-conseils-25647/

Weka du 15 décembre 2014:"le sandale des dons de RTT encore interdits de fait aux agents publics" http://www.weka.fr/actualite/rh-publiques-thematique_7849/le-scandale-du-don-de-rtt-encore-interdit-de-fait-aux-agents-publics-article_8628/

Le Figaro du 21 novembre 2014: "Crime organisé le nouveau statut des repentis" http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/11/21/01016-20141121ARTFIG00436-crime-organise-le-nouveau-statut-du-repenti-en-cinq-questions.php

BFM Business l'Atelier numérique du 8 novembre 2014 débat sur la règlementation des drones civils http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/audio/bfm-0811-atelier-numerique-17h-18h-119937.html

RMC: interview du 31 octobre 2014 sur le démarchage des avocats

BFM Business émission-débat du 21 octobre 2014 sur la pénibilité au travail http://bit.ly/1wsG7lP

ExpoProtection du 13 octobre 2014: "les 6 décrets sur la pénibilité au travail viennent d'être publiés" http://www.expoprotection.com/site/FR/L_actu_des_risques_professionnels_naturels__industriels/Zoom_article,I1571,Zoom-fed7eb81350aeaa93a0129555ee4db66.htm 

Atlantico.fr (23 septembre 2014): interview sur les fraudes aux aides sociales par les britanniques installés en France http://www.atlantico.fr/decryptage/ces-britanniques-installes-en-france-pour-qui-aventure-tourne-au-cauchemar-pauvrete-voire-fraude-catharine-higginson-thierry-1760330.html#3buYAEZKEpoSO7wJ.01

Le Monde du Droit (9 septembre 2014): "faire et défaire la loi ALUR: quelle cohérence ?") http://www.lemondedudroit.fr/decryptages-profession-avocat/194351-faire-et-defaire-la-loi-alur-quelle-coherence-.html

LCP-Public Sénat ( 28 juin 2014): interview sur l'arrêt Baby Loup du 25 juin 2014 e le principe de laïcité https://www.youtube.com/watch?v=1Lui5Cma1lE

Le Figaro (17 juin 2014): interview sur les exonérations de taxe d'habitation http://www.lefigaro.fr/impots/2014/06/17/05003-20140617ARTFIG00302-taxe-d-habitation-les-exonerations-pourraient-faire-augmenter-les-impots.php

Cahiers Lamy du CE (n°138 de juin 2014): "attaques en règle contre le forfait-jours"http://www.wk-rh.fr/preview/BeDhHlEjDiJnIoHkKoHl/presse/cce/les_cahiers_lamy_du_ce_2014/attaques_en_regle_contre_le_forfait_jours__resistera-t-il_au_temps_qui_passe_

BFM TV (31 mai 2014): interview sur Google et le droit à l'oubli numérique https://www.youtube.com/watch?v=Jzyg0eCldiQ

Cahiers Lamy du CE (n°135 de mars 2014) : « vapoter au bureau : vrai droit ou fumeux détournement de la loi Evin ? »http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/74306/vapoter-au-bureau-vrai-droit-ou-fumeux-detournement-de-la-loi-evin-.html

Journal du management juridique (mars 2014) : « Intensification de la lutte contre la fraude fiscale » http://issuu.com/legiteam/docs/jmj39/11?e=1003431/7212830

Cahiers Lamy du CE (n°132 de décembre 2013) :   http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/71878/que-reste-t-il-du-repos-dominical-en-2013-l-imbroglio-autour-du-travail-le-dimanche.html

Terrafemina du 29 novembre 2013: ''Qu'est-ce que la notion de légitime défense?''  http://www.terrafemina.com/societe/societe/articles/33862-braqueur-tue-a-sezanne-quest-ce-que-la-notion-de-legitime-defense-.html 

TV News du 16 novembre 2013 "Le travail dominical": http://www.youtube.com/watch?v=ixE3IqtIUls

Metronews du 7 novembre 2013 "Il y a urgence à légiférer sur la géolocalisation des portables":http://www.metronews.fr/info/geolocalisation-des-portables-il-y-a-urgence-a-reflechir-a-une-loi/mmkf!XBe1c5mEcyITs/

Droit-Inc du 7 octobre 2013: "démarchage de clientèle: oui ou non ?" http://www.droit-inc.fr/article10825-Demarchage-de-clientele-Oui-ou-non

Europe 1 le 30 septembre 2013: "Travail le dimanche: quel impact économique" http://www.europe1.fr/Economie/Travail-le-dimanche-quel-impact-economique-1657923/

Revue Fémina du 3 au 9 juin 2013: "Accords emplois: ça change quoi ?

Revue Management (mars 2013): Article dans la revue "Management" de mars 2013: "Les contrats de génération: ce qui va changer"    

 

 

 

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