Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 07:22

Les escroqueries aux sentiments fleurissent sur internet et rapportent gros, plus de 230 millions d'euros en 2016.

Parmi ces cyber-arnaques lucratives: le romance scam ou arnaque à la nigériane qui fait l'objet d'une mise en garde publiée par le FBI il y a quelques jours ( Avertissement du FBI sur les Romance Scams ).

Ces imposteurs ne brisent en effet pas seulement votre coeur, mais aussi votre compte en banque et soutirent, par un subtil mais lucratif chantage aux sentiments, des sommes considérables.

L'histoire de cette quinqua texane est édifiante: elle rencontre sur internet ce qu'elle pense être le prince charmant se faisant passer pour l'ami d'un ami et qui lui a extorqué plus de 2 millions de dollars !

Elle n'a bien sur jamais rencontré ce nigérian, faux promoteur immobilier, mais vrai escroc, qui lui demandait des virements de 30.000 $ pour le "dépanner" alors qu'il faisait soit-disant des affaires en Afrique du Sud.

Après avoir dilapidé ses économies et mis en danger sa propre existence, la victime a été sauvée de la ruine totale par son conseiller financier qui a alerté les autorités, inquiet par l'assechement inexorable des avoirs de sa cliente, totalement sous l'emprise virtuelle de son amoureux factice !

Les complices ont été arrêtés par le FBI mais l'escroc charmeur court toujours.

Ces scammeurs sévissent partout, y compris en trollant les sites de rencontres classiques (Meetic, Elite rencontre etc.)

Le romance scam repose sur la création de liens affectifs intenses sortant de toute logique habituelle et faisant appel à des émotions fortes suscitées par des photos attractives, des profils de rêves ou des lettres flatteuses etc.

La manipulation psychologique est telle que la victime perd rapidement tout discernement et libre arbitre.

D'où les conseils du FBI, totalement transposables en France:

- Faites des recherches sur la photo de la personne qui vous contacte et vérifiez qu'elle n'a pas été piratée ou provient d'une banque de données

- ne vous emballez pas, allez lentement dans vos échanges et posez le plus de questions possibles sur votre nouvel "ami"

- Attention aux profils idylliques et trop parfaits et ceux souhaitent rapidement quitter le site de dating pour des contacts hors ligne

- Ne vous laissez pas isoler de vos amis ou connaissances et ne répondez pas aux demandes de photos inappropriées ou de renseignements sur votre situation financière

- Soyez particulièrement vigilant si la personne ne répond jamais aux demandes de rencontre en personne et trouve toujours une excuse pour ne pas se montrer (vol de papiers d'identité, expiration de visa, bloqué dans un hôtel sans argent souvent en Afrique de l'Ouest etc.)

- n'envoyez jamais d'argent à quelqu'un que vous ne connaissez pas personnellement et n'avez jamais rencontré, surtout pas un moyen de type Western Union ou Moneygram

Ces cyber-arnaques regroupées sous le vocable scam 419 (article 419 du code pénal nigérian Criminal Code Act) ne sont que l'adaptation moderne de l'escroquerie ancestrale dite de  "la prisonnière espagnole"  et abusent de la crédulité de personnes en état de fragilité, mais pas seulement. 

En cas de doute, arrêtez tout contact immédiatement avec ces escrocs de l'amour et si vous êtes victime d'une telle arnaque portez plainte ou contactez un avocat.

 

(Crédits photo: FBI)

 

 

Repost 0
Published by thierry vallat - dans Droit numérique
commenter cet article
14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 05:57

Plus de transparence pour la publicité digitale qui en souffrait cruellement, n'étant pas encore vraiment règlementée.

Le Décret n° 2017-159 du 9 février 2017 relatif aux prestations de publicité digitale, publié le 11 février dernier, a en effet été pris pour l'application de l'article 131 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques (loi Macron).

Il permet de préciser l'article 23 de la loi n° 93-122 du 29 janvier 1993 relative à la prévention de la corruption et à la transparence de la vie économique et des procédures publiques, pour les nouvelles pratiques des entreprises de la publicité digitale, qui orientent notamment les messages vers des destinataires ciblés en temps réel, dans le cadre d'enchères. 

Ce décret précise les modalités de compte rendu à l'annonceur.

S'agissant des prestations de publicité digitale entendues comme celles ayant pour objet la diffusion de messages sur tous supports connectés à internet tels qu'ordinateurs, tablettes, téléphones mobiles, téléviseurs et panneaux numériques. le compte rendu communiqué par le vendeur d'espace publicitaire à l'annonceur précise la date et les emplacements de diffusion des annonces, le prix global de la campagne ainsi que le prix unitaire des espaces publicitaires facturés.
Les sites ou ensemble des sites internet sur lesquels les annonces sont diffusées peuvent être regroupés en fonction de leur nature ou de leurs contenus éditoriaux

Pour les campagnes de publicité digitale qui s'appuient sur des méthodes d'achat de prestations en temps réel sur des espaces non garantis, notamment par des mécanismes d'enchères, pour lesquelles les critères déterminants de l'achat sont le profil de l'internaute et l'optimisation de la performance du message, le vendeur d'espace publicitaire communique à l'annonceur un compte rendu comportant au moins les informations suivantes :

1° Au titre des informations permettant de s'assurer de l'exécution effective des prestations et de leurs caractéristiques :
a) L'univers de diffusion publicitaire, entendu comme les sites ou l'ensemble de sites internet qui peuvent être regroupés en fonction de leur nature ou de leurs contenus éditoriaux ;
b) Le contenu des messages publicitaires diffusés ;
c) Les formats utilisés ;
d) Le résultat des prestations au regard du ou des indicateurs de performance convenus lors de l'achat des prestations, tels que le nombre d'affichages publicitaires réalisés (par exemple « impressions », « pages vues »), le nombre d'interactions intervenues entre l'internaute et les affichages publicitaires (par exemple « clics », « actions ») ou toute autre unité de mesure justifiant l'exécution des prestations ;
e) Le montant global facturé pour une même campagne publicitaire et le cas échéant tout autre élément, convenu avec l'annonceur, relatif au prix des espaces ;

2° Au titre des informations permettant de s'assurer de la qualité technique des prestations :
a) Les outils technologiques, les compétences techniques ainsi que les prestataires techniques engagés dans la réalisation des prestations ;
b) L'identification des acteurs de conseil, distincts des prestataires de technologie numérique, impliqués dans la réalisation des prestations ;
c) Les résultats obtenus par rapport aux objectifs qualitatifs définis par l'annonceur ou son mandataire avant le lancement de la campagne tels que le ciblage, l'optimisation, ou l'efficacité ;

3° Au titre des informations sur les moyens mis en œuvre pour protéger l'image de la marque de l'annonceur, toutes les mesures mises en œuvre, y compris les outils technologiques, pour éviter la diffusion de messages publicitaires sur des supports illicites ou dans des univers de diffusion signalés par l'annonceur comme étant préjudiciables à l'image de sa marque et à sa réputation ;

4° Le cas échéant, les conditions de mise en œuvre des engagements souscrits dans le cadre de chartes de bonnes pratiques applicables au secteur de la publicité digitale.

En outre l'annonceur pourra avoir accès aux outils de compte rendu mis le cas échéant à la disposition du mandataire.

Le texte entrera en vigueur le 1er janvier 2018. 

 

Repost 0
Published by thierry vallat - dans Droit numérique
commenter cet article
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 06:00

Votre vie privée vaut-elle une robe ? Avec une nouvelle application qui conçoit des robes sur-mesure en utilisant vos données personnelles et en allant encore plus loin dans l'espionnage intime, la question est posée.

Google vient en effet de conclure un partenariat avec Ivyrevel, l’enseigne numérique du groupe H&M.

Dans le cadre de ce nouveau projet nommé "Coded Couture", Google et le géant suédois de la mode utilisent une application Android utilisant Awareness API créé par la firme de Mountain View afin de recueillir les données personnelles de ses utilisatrices pour créer des robes sur mesure spécialement pour elles.

Awareness API a été l’une des plus grandes annonces faites lors du Google I/O de 2016: il s'agit d'une base unique pour accéder via votre smartphone aux données recueillies par le dispositif avec votre accord, liées à l’emplacement et à l’utilisation de ce dernier.

Sept catégories de données sont ainsi prises en compte : activité, balises, casque, emplacement, lieux, horaires, ainsi que les conditions météorologiques. Google précise que l’API offrira une durée de vie de batterie améliorée pour l’appareil en raison de la conservation des données.

C'est donc cette technologie très invasive qui est utilisée pour ce projet "Coded Couture" afin de recueillir vos données personnelles avec votre permission et vous vendre ensuite une robe sur mesure, la data dress !

Awareness API va fournir à l’application Coded Couture toutes les informations concernant votre localisation, vos activités quotidiennes comme quand et où vous mangez, le temps qu’il fait, la région où vous vivez, à quel moment vous vous rendez au travail, quand vous sortez avec des amis, et bien plus encore.

Toutes les données recueillies pourront être consultées dans l’application d’Ivyrevel. afin de  sortir la robe sur mesure qui conviendra à vos besoins.

Il suffira ensuite de spécifier l’occasion (déjeuner d’affaires, fête de charité, bal du bâtonnier…) pour laquelle vous souhaitez porter une robe ou toute autre tenue; et sur la base de vos activités, emplacement et autres informations, la "data robe" idéale sera définie selon l’ensemble de ces données personnalisées.

Toutes ces informations sont ensuite compilées et analysées par l'application qui s'en inspirera pour imaginer la plus adaptée des tenues, en l'occurrence des robes, mises en vente par cette même application, à partir de 99 dollars, soit environ 93 euros.

Alors prêtes pour la robe parfaite, au détriment de votre vie privée ?

Cette affaire a le mérite de rappeler que les objets connectés sont de vilains gourmands avides de données personnelles

Une récente affaire a défrayé la chronique et était liée à des sextoys capables de recueillir des données précises (date et durée d’utilisation, modes et vitesses de vibrations activés, température des composants internes, etc.) et de les envoyer directement à son fabricant canadien ( Données intimes collectées par un sextoy)

Il faut donc bien réfléchir avant de livrer en pâture ses précieuses données personnelles et de s'assurer des règles de transparence prévues pour protéger la vie privée des utilisateurs. 

 

Repost 0
Published by thierry vallat - dans Droit numérique NTIC
commenter cet article
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 09:26

Alors que 2.600 caméras mobiles à déclenchement automatique vont prochainement équiper les forces de l'ordre et que de nombreuses municipalités s'équipent de caméras piétons, comme la ville de Poissy (http://www.bfmtv.com/police-justice/comment-fonctionnent-les-cameras-pietons-des-policiers-1100152.html), le droit d'accès des personnes filmées aux données est singulièrement réduit.

Vous n'avez en effet strictement pas le droit de refuser d'être filmé et vous n'avez pas l'accès aux images ensuite directement.

Il faut faire une demande dite indirecte auprès de la CNIL, la Commission nationale informatique et libertés, pour éventuellement être assuré que les images qui ont été prises ne violent pas vos droits et les finalités de l'enregistrement

 

C'est que, par dérogation aux articles 39 et 40 de la loi du 6 janvier 1978, l'article 41 de la loi précise que "lorsqu'un traitement intéresse la sûreté de l'Etat, la défense ou la sécurité publique, le droit d'accès s'exerce dans les conditions prévues par le présent article pour l'ensemble des informations qu'il contient".

La demande est alors adressée à la commission qui désigne l'un de ses membres appartenant ou ayant appartenu au Conseil d'Etat, à la Cour de cassation ou à la Cour des comptes pour mener les investigations utiles et faire procéder aux modifications nécessaires. Celui-ci peut se faire assister d'un agent de la commission. Il est notifié au requérant qu'il a été procédé aux vérifications.

Lorsque la commission constate, en accord avec le responsable du traitement, que la communication des données qui y sont contenues ne met pas en cause ses finalités, la sûreté de l'Etat, la défense ou la sécurité publique, ces données peuvent être communiquées au requérant.

Lorsque le traitement est susceptible de comprendre des informations dont la communication ne mettrait pas en cause les fins qui lui sont assignées, l'acte réglementaire portant création du fichier peut prévoir que ces informations peuvent être communiquées au requérant par le gestionnaire du fichier directement saisi.

L'avis consultatif de la CNIL transmis le 8 décembre 2016 au gouvernement et publié le 27 décembre était d'ailleurs très circonspect sur les conditions de cette réglementation, mais n'a manifestement pas été suivi ( Caméras individuelles pour la police)

Retrouvez l'interview de Me Thierry Vallat sur ce sujet pour BFM Paris du 10 février 2017: 

Repost 0
10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 08:07

Dans une décision du 8 février 2017, le Conseil d’Etat bloque le dispositif de flicage publicitaire de JCDecaux qui souhaitait pister les téléphones des passants.

JC Decaux, spécialiste du mobilier urbain, souhaitait ni plus ni moins collecter les identifiants des téléphones portables des personnes passant à côté de ses panneaux publicitaires à La Défense !

Confirmant une décision de la CNIL, le Conseil d’Etat interdit cette nouvelle velléité de traque des données personnelles et d'intrusion dans la vie privée des usagers, en mettant un point final à cette affaire

La CNIL avait été sollicitée le 4 février 2015 par JCDecaux pour mettre en place une expérimentation de quatre semaines sur la dalle de la Défense d'un dispositif permettant de quantifier les flux de piétons

Il s'agissait d'installer sur ses panneaux publicitaires des boîtiers Wi-Fi capables de capter les adresses MAC de tous les appareils mobiles dans un rayon de 25 mètres.

L’entreprise comptait aussi utiliser ce dispositif permettant d’identifier un appareil pour localiser la position géographique exacte des passants et enregistrer ainsi la façon dont ils se déplaçaient sur le site de la Défense.

La CNIL  refuse cette autorisation le 16 juillet 2015 estimant que ce dispositif n’était pas conforme à la loi du 6 janvier 1978, aux termes d'une délibération notamment motivée par l'insuffisante anonymisation des données collectées et le caractère déloyal de la collecte.

Ayant contesté cette décision auprès du Conseil d’Etat, JCDecaux est pareillement retoquée puisque la Haute juridiction administrative a confirmé la position de la CNIL : 

« La société JCDecaux France n’est pas fondée à demander l’annulation de la délibération qu’elle attaque. Par voie de conséquence, elle n’est pas fondée à demander qu’il soit enjoint à la CNIL de lui délivrer l’autorisation sollicitée. »
 


 

Repost 0
Published by thierry vallat - dans NTIC Droit numérique
commenter cet article
2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 07:05

Le Conseil d’Etat a examiné ce 2 février 2017 à 14h en Assemblée du contentieux la légalité de 4 refus opposés par la CNIL à des déréférencements sur le moteur Google.

C'est toute la question de l'application du droit à l'oubli sur internet.

Il convient en effet de déterminer lesquelles des dispositions de la directive n° 95/46/CE du 24 octobre 1995, transposée par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978, sont applicables au moteur de recherche dans le cadre du droit au déréférencement dégagé par la Cour de justice de l’Union européenne dans son arrêt Google Spain SL and Google Inc. v Agencia Española de Protección de Datos and Mario Costeja González du 13 mai 2014 (C-131/12),

C'est ainsi que quatre requérants ont saisi le Conseil d'Etat: 

1° Sous le numéro 391000,  Mme C… demande au Conseil d’Etat d’annuler pour excès de pouvoir la décision du 24 avril 2015 par laquelle la présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a clôturé sa plainte enregistrée le 25 septembre 2014 tendant au déréférencement d’un lien menant vers une vidéo publiée sur le site internet Youtube, dans les résultats obtenus à la suite d’une recherche effectuée à partir de son nom sur le moteur de recherche de la société Google Inc..

2° Sous le numéro 393769, M.  T… demande au Conseil d’Etat d’annuler pour excès de pouvoir la décision du 28 août 2015 par laquelle la présidente de la CNIL a clôturé sa plainte, enregistrée le 22 décembre 2014, tendant au déréférencement de liens menant vers un article du quotidien Libération et vers le site du Centre contre les manipulations mentales (CCMM) dans les résultats obtenus à la suite d’une recherche effectuée à partir de son nom sur le moteur de recherche de la société Google Inc..

3° Sous le numéro 399999, M. C… demande au Conseil d’Etat :

  • 1) d’annuler pour excès de pouvoir la décision du 21 mars 2016 par laquelle la présidente de la CNIL a clôturé sa plainte du 18 janvier 2016 tendant au déréférencement de plusieurs liens obtenus à la suite d’une recherche effectuée à partir de son nom sur le moteur de recherche de la société Google Inc. ;
  • 2) d’enjoindre à la CNIL d’intervenir auprès de la société Google Inc. pour qu’elle déréférence les adresses URL litigieuses.

4° Sous le numéro 401258, M. D… demande au Conseil d’Etat d’annuler pour excès de pouvoir la décision du 9 mai 2016 par laquelle la présidente de la CNIL a clôturé sa plainte en date du 17 septembre 2014 tendant au déréférencement de deux liens, vers des articles publiés par les quotidiens Nice Matin et le Figaro, dans les résultats obtenus à la suite d’une recherche effectuée à partir de son nom sur le moteur de recherche de la société Google Inc..

Dans ces quatre litiges, les requérants ont demandé à la société Google Inc. de déréférencer des liens menant vers des pages web en réponse aux requêtes faites sur le moteur de recherche à partir de leur nom.

Ils ont ensuite demandé à la CNIL d’enjoindre à la société Google Inc. de procéder à ce déréférencement.

Quelle légalité pour ces refus opposés par la CNIL et quelle interprétation des dispositions des Directives faut-il faire ? Tel est le sens de ce important contentieux qui déterminera la suite des  demandes de déréférencements et du droit à l'oubli en France.

Lors de l'audience, la rapporteure publique Aurélie Bretonneau a proposé de solliciter la justice européenne quant à un « mode d’emploi » du droit au déréférencement. Elle a donc demandé à ce que soit transmise à la CJUE plusieurs questions préjudicielles, afin d’éclaircir la question.

Le Conseil d'Etat qui est libre de suivre ou non son rapporteur devrait donc logiquement surseoir à statuer et renvoyer le mistigri à la Cour européenne pour qu'elle explicite le mode opératoire.
 
 L'issue de ce débat sera d'autant plus importante que la Cour suprème du Japon vient de donner raison à Google le 31 janvier 2017, en privilégiant le droit à l'information sur le droit à l'oubli (lire http://mashable.com/2017/02/01/google-right-to-be-forgotten-japan/#xW4hTteq3Oqg )

Retrouvez également l'article sur le  Droit à l'oubli numérique et déréférencement et  l'Interview de Me Thierry Vallat sur BFMTV sur le droit à l'oubli

(Source: Conseil d'Etat)

Repost 0
Published by thierry vallat - dans Droit numérique NTIC
commenter cet article
1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 19:35

Le procès dit du "Cacagate" a accouché d'une relaxe en appel de Maître Eolas pour les faits de diffamation et d'une très large atténuation des peines que le tribunal de Nanterre avait infligé pour injures publiques au plus emblématique des twittos et blogueurs juridiques dans le cadre d'un litige l'opposant à l'IPJ.

Condamné en octobre 2015 pour injure et diffamation envers l’Institut pour la justice (IPJ), Maître Eolas, avait formé un recours contre cette décision et était défendu devant la Cour d'appel  de Versailles par nos éminents confrères Jean-Yves Moyart et Eric Morain.

C'est que notre confrère blogueur avait été  durement condamné en première instance devant le tribunal correctionnel de Nanterre à 2 000 euros d’amende pour injure et diffamation et 5 000 euros de dommages et intérêts.

Maître Eolas avait à cet égard dénoncé un “compteur bidon de signatures” de l'IPJ à l'occasion d'une pétition en ligne et les mots d'oiseau avaient ensuite fusé jusqu'à une heure avancée de la nuit, 4h43 si l'on en croit le tweet injurieux:  “Je me torcherais bien avec l’Institut pour la justice si je n’avais pas peur de salir mon caca”, d’où le doux surnom de ”cacagate” de cette affaire qui a passionné les adeptes de twitter. 

Trop c'est trop, et la Cour est revenue sur cette condamnation de première instance pour en atténuer logiquement les effets, tant concernant l'injure qui est certes retenue, mais avec une peine diminuée et assortie du sursis, mais aussi pour prononcer la relaxe concernant le volet diffamation.

Résultat des courses dans l'arrêt rendu ce 1er février 2017 par la Cour d'Appel: relaxe au titre de la diffamation ("le compteur bidon") et une amende de 500 € avec sursis pour le prévenu  pour l'injure scatologique, dont il a été reconnu par les magistrats que l'envoi du tweet litigieux à l'heure 4h43 du matin était certainement dû à la fatigue.

Des dommages et intérêts largement minorés également puisque réduits à 1.000 € ont été accordés à l'IPJ, outre une somme de 1.500 € pour l'article 475-1 du CPP.

Moralité: évitons de tweeter trop tard ou dès potron-minet, mais nous savons désormais qu'en cas de procédure la fatigue pourra faire une circonstance atténuante idéale.

Notons également qu'un pourvoi est bien entendu toujours possible.

Retrouvez l'arrêt de la Cour d'appel de Versailles du 1er février 2017 ci-après (merci à Epris de Justice):

 

L'envoi d'un tweet injurieux sous le coup de la fatigue: les enseignements du #Cacagate
L'envoi d'un tweet injurieux sous le coup de la fatigue: les enseignements du #Cacagate
L'envoi d'un tweet injurieux sous le coup de la fatigue: les enseignements du #Cacagate
L'envoi d'un tweet injurieux sous le coup de la fatigue: les enseignements du #Cacagate
Repost 0
Published by thierry vallat - dans Droit numérique Diffamation
commenter cet article
30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 07:20

Alors que l’accès à de nombreux services est conditionné à l’utilisation de mots de passe, et dans un contexte de menace accrue sur la sécurité des données, la CNIL a adopté le 19 janvier 2017 une recommandation sur les mots de passe pour garantir un niveau de sécurité minimal en la matière. Elle met également des outils pratiques à disposition des professionnels et des particuliers.

Bien que ce moyen d’authentification soit de plus en plus critiqué et mis à l’épreuve, le mot de passe reste LE sésame pour accéder à la plupart des services numériques.

Le développement des usages du numérique impose aux utilisateurs une gestion toujours plus complexe de multiples comptes et de mots de passes. Une gestion non organisée de ces mots de passe fait courir des risques aux utilisateurs sur ses données personnelles :

  1. l’utilisation du même mot de passe pour accéder à différents services peut compromettre les comptes sensibles, notamment l’adresse de messagerie principale ;
  2. la tendance à partager ses mots de passe augmente les risques d’usurpation d’identité ;
  3. la tendance à créer des mots de passe en rapport avec soi  (date de naissance, prénom des enfants, nom de son entreprise, etc.) les rend plus vulnérables, notamment dans un contexte où il est facile de récupérer des informations sur les personnes en ligne (ingénierie sociale) ;
  4. la difficulté à mémoriser un mot de passe trop long incite à définir des mots de passe trop simples, quelques caractères, souvent des mots usuels, ou à les écrire sur support papier.

Pourtant, de nombreux utilisateurs ne sont pas informés des pratiques élémentaires de sécurité et de gestion de ces secrets, alors que le nombre de comptes et la sensibilité des informations qu’ils protègent ne cessent de croître.

 

En 2016, on a assisté à la multiplication des attaques informatiques, parfois spectaculaires, qui ont notamment entraîné la compromission de bases de données entières de comptes et des mots de passe associés.

Ces attaques ont eu pour conséquence de rendre publics de nombreux mots de passe. Ils ont permis aux attaquants de mettre au jour les modalités de création des mots de passe et les moyens mnémotechniques utilisés par les personnes.

Les principales plateformes ont renforcé la sécurité de leurs dispositifs d’authentification, en complétant l’authentification par mot de passe par des dispositifs de sécurité complémentaires (double authentification via un code mobile, blocage du compte au bout de X tentatives).

Toutefois, il suffit qu’une seule plateforme soit défaillante en termes de sécurité (par exemple, en cas de vol massif de données d’authentification) pour qu’elle fasse courir un risque de sécurité à l’ensemble de l’écosystème numérique : les comptes, notamment les « webmails » (gestionnaires de courrier en ligne), dont le mot de passe a été découvert, compromettent en cascade l’ensemble des services auxquels les personnes sont inscrites.

Dans ce contexte, il apparaît  indispensable de fixer un niveau de sécurité minimum en la matière.

La CNIL a donc adopté une recommandation relative aux mots de passe, qui permet aux professionnels comme aux particuliers de connaître les conditions minimales pour respecter l’obligation de sécurité posée par la loi.

Dans le cadre de ses missions de contrôle, la CNIL analyse régulièrement les dispositifs d’authentification mis en œuvre par des responsables de traitements.

Afin de prendre en compte les contraintes de l’état de l’art, la CNIL a par ailleurs consulté différents acteurs de la sécurité, ainsi que l’ensemble des autorités de protection des données européennes.

Ces constats et ces échanges ont incité la CNIL à prescrire des mesures minimales et pragmatiques, en se basant sur les pratiques d’authentification en vigueur sur les principales plateformes en ligne. Cette recommandation n’exclut pas que d’autres mesures soient mises en œuvre en fonction des risques spécifiques qui pourraient être identifiés.

Ainsi, la longueur et la complexité du mot de passe varient en fonction des autres mesures de sécurité mises en œuvre pour l’authentification (temporisation d’accès au compte, double authentification, matériel détenu en propre par la personne).

La recommandation de la CNIL couvre quatre aspects de la gestion de mots de passe auxquels sont associées des menaces récurrentes bien identifiées :

  • la création du mot de passe ;
  • l’authentification
  • la conservation ;
  • et le renouvellement

La CNIL vous informe également des mesures de sécurité élémentaires

Retrouvez la Délibération n° 2017-012 du 19 janvier 2017 portant adoption d'une recommandation relative aux mots de passe

(Source:  Les conseils de la CNIL pour un bon mot de passe )

(crédits illustration: Martin VIdberg pour CNIL)

 

 

Repost 0
Published by thierry vallat - dans Droit numérique NTIC
commenter cet article
29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 07:10

La Cour de cassation apporte une nouvelle précision sur la prescription des délits de presse sur internet avec cet arrêt du 10 janvier 2017.

La Chambre criminelle précise que  "la juxtaposition de mots, résultant d'un processus purement automatique et aléatoire issu d'une fonction intégrée dans un moteur de recherche, exclusive de toute volonté de son exploitant d'émettre, à nouveau, les propos critiqués ne constitue pas une nouvelle publication sur le réseau internet, au sens de l'article 65 de la loi du 29 juillet 1881, d'un contenu déjà diffusé

Dans cette affaire, la société Adomos exerçant l’activité d’agent immobilier, avait porté plainte et constituée partie civile, après avoir constaté que le moteur de recherche google, proposait, dans une rubrique « Recherches Associées », sur l’occurrence « Adomos », le résultat suivant : « Adomos arnaque ».

Une ordonnance de non-lieu, rendue le 5 mai 2011, avait constaté l’extinction de l’action publique, par l’effet de la prescription. Cette décision avait ensuite été infirmée par un premier arrêt de la chambre de l’instruction, en date du 15 septembre 2011, ordonnant un supplément d’information. A la suite d’investigations complémentaires, le juge d’instruction a rendu une ordonnance de non-lieu le 2 mars 2015, au motif que l’information n’avait permis de mettre quiconque en examen. La partie civile avait alors relevé appel de cette décision

Pour déclarer les faits prescrits, l’arrêt d'appel exposait qu’une première plainte avec constitution de partie civile a été déposée le 12 mars 2010, à la suite d’un constat d’huissier en date du 1er décembre 2009, établissant qu’à cette date, apparaissait comme suggestion les termes « Adomos arnaque », sur le moteur de recherche google, par le biais du service « Google suggest » . C'est le 25 mars 2010 qu'ont été constatés les mêmes termes litigieux au moyen du service « Recherches Associées ». Cependant, ces deux services n’apparaissent pas comme des outils indépendants de Google mais doivent être analysés comme des fonctionnalités différentes du même moteur de recherche, dont les résultats sont entièrement automatisés et dépendent d’un algorithme sans intervention humaine ou reclassement des résultats et donnant lieu à deux rubriques distinctes. En conséquence, l’apparition des termes litigieux selon le constat du 25 mars 2010 ne pouvait être considéré comme une nouvelle publication au sens de l’article 65 de la loi du 29 juillet 1881.

Attendu qu’en l’état de ces seules énonciations, abstraction faite du motif inopérant justement critiqué à la cinquième branche, la chambre de l’instruction a justifié sa décision ;

La Cour de cassation confirme donc dans sa décision du 10 janvier 2017 que ne saurait constituer une nouvelle publication sur le réseau internet, au sens de l’article 65 de la loi du 29 juillet 1881, d’un contenu déjà diffusé, la juxtaposition de mots, résultant d’un processus purement automatique et aléatoire issu d’une fonction intégrée dans un moteur de recherche, exclusive, en l’espèce, de toute volonté de son exploitant d’émettre, à nouveau, les propos critiqués.

Il s'agit de l'adaptation à la prescription du délit de presse de la jurisprudence analogue fixée par l'arrêt de la Cour de cassation, civile, Chambre civile 1, 19 juin 2013

On rappellera également par exemple que la Cour de cassation a précisé également récemment dans un arrêt du 2 novembre 2016 que  la publication d’un lien hypertexte vers un ancien article, faisait à nouveau courir le délai de prescription de trois mois en matière d’infraction sur la liberté d’expression.  Il suffit que l'auteur des propos soit identique et le contexte éditorial, nouveau.

Retrouvez sur doctrine.fr l'arrêt de  Cour de cassation, Chambre criminelle, 10 janvier 2017, 15-86.019, 

Repost 0
Published by thierry vallat - dans Droit numérique Diffamation
commenter cet article
21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 06:52

Avec la récente tournée européenne de la numéro 2 de Facebook et l'annonce spectaculaire de Sheryl Sandberg d'investissements dans les jeunes pousses françaises, mais aussi d'un partenariat avec Sciences-Po et son incubateur, se dessine clairement la stratégie du géant de Menlo Park avec ce déploiement d'un "soft power".

Ce lobbying en douceur n'est certaienment pas étragner aux récents déboires juridiques de facebook en Europe alors qu'elle fait face à des plaintes en Allemagne pour fake news et la procédure en cours à Bruxelles dans le cadre du rachat de l'application WhatsApp et des informations mesnsongères qui lui sont reprochées (lire à ce sujet: Rachat de WhatsApp par Facebook: on ne badine pas avec la Commission européenne ...

Retrouvez mon analyse du 20 janvier 2017 pour Sputnik News Facebook va investir dans les cerveaux français

 et en podcast sur Soundcloud
Repost 0
Published by thierry vallat - dans Droit numérique
commenter cet article
19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 05:44

Clin d'oeil de la CNIL, c'est sur sa propre page Facebook que la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés revient sur un hoax ressurgissant périodiquement et encore en ce début janvier 2017 (https://www.facebook.com/CNIL/?ref=ts&fref=ts)

Chaque année en effet ce message refait surface !

Et chaque année, la CNIL rappelle que ce type de message n’a aucune valeur juridique et ne garantit en rien la protection de vos données, de vos créations, de vos photos publiées sur Facebook.

 

En ouvrant un compte Facebook, vous en acceptez en effet les conditions d’utilisation.

Par ailleurs, le message n'a aucun fondement juridique en citant pêle-mêle le statut de Rome (qui concerne uniquement la Cour pénale internationale) et l'Uniform commercial Code (UCC) qui prescrits les règles états-uniennes du commerce: hors de propos et non pertinent !

En outre, Facebook n’a pas le copyright sur vos publications. 

Les conditions d’utilisation précisent bien que «le contenu et les informations que vous publiez sur Facebook vous appartiennent, et vous pouvez contrôler la façon dont Facebook partage votre contenu grâce aux paramètres de confidentialité» comme le rappellent fort à propos les Décodeurs du Monde (http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/07/01/les-messages-pour-proteger-son-profil-facebook-sont-de-retour-mais-toujours-inutiles_4961943_4355770.html) également cités par la CNIL.

Il ne sert donc à rien de le partager sur votre mur et de polluer celui de vos amis.

La meilleure façon de protéger vos données est :

- de bien lire les conditions générales d’utilisation d’un réseau social avant de l'utiliser,
- de régulièrement vérifier vos paramètres de confidentialité, 
- de ne pas publier d'informations trop personnelles;
- d'exercer les droits prévus par la loi informatique et libertés : https://www.cnil.fr/fr/comprendre-vos-droits

Rappelons que la page CNIL - Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés diffuse conseils et bonnes pratiques dédiés à la vie privée sur Internet et tente de répondre à vos questions en cas de besoin !
 
Repost 0
Published by thierry vallat - dans Droit numérique
commenter cet article
17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 07:36

"Re-bonjour c’est le technicien Orange. Juste pour vous dire que vous étiez très jolie et que vous avez un très beau sourire. J’ai pas osé devant mon collègue en formation. Et c’est pas très professionnel. Voilà, désolé pour la gêne"

La publication sur Twitter de ce SMS plutôt sympathique, mais violant les règles de la protection des données personnelles, a conduit hier 16 janvier 2017 à un véritable cyberharcèlement de la jeune blogueuse Buffy Mars.

C'est en effet une double mésaventure qui est survenue à cette dernière. 

Cette jeune internaute a tout d'abord publié le SMS très personnel d'un technicien Orange qui était venu à son domicile intervenir pour une installation informatique et a utilisé indument le portable de la cliente pour lui adresser un "texto de drague".  

La cliente a alors contacté le service réclamation d’Orange afin de signaler le comportement "indécent" du technicien et a rendu publique cette information, déchaînant aussitôt un flot de messages d'insultes de twittos peu au fait des règles de droit.

Car en effet, l'article 6 de la loi Informatique et LIberté, telle que modifié par la loi n°2016-41 du 26 janvier 2016 précise que:

"Un traitement ne peut porter que sur des données à caractère personnel qui satisfont aux conditions suivantes :

1° Les données sont collectées et traitées de manière loyale et licite ;

2° Elles sont collectées pour des finalités déterminées, explicites et légitimes et ne sont pas traitées ultérieurement de manière incompatible avec ces finalités. ..."

Dès lors, une donnée personnelle, comme un numéro de téléphone portable, ne peut être utilisée par la personne l'ayant collectée, en l'occurence Orange directement ou par l'intermédiaire de l'un de ses préposé, le technicien.

Dans sa Charte protection des données personnelles et de la vie privée, l'opérateur téléphonique prévoit d'ailleurs dans l'article 3 de ladite charte qu'elle "prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des données personnelles"

et notamment 

"3.4 Orange sensibilise ses collaborateurs à la protection des données personnelles mises à leur disposition dans le cadre de leurs fonctions et s’assure qu’ils respectent les règles en vigueur et la déontologie de l’entreprise"

Donc, c'est bien le technicien qui en utilisant sciemment les coordonnées de la cliente a enfreint les règles élémentaires en la matière et risque désormais une sanction de son employeur.

Et sans doute cela devra conduire Orange, qui en est également responsable, à davantage sensibiliser ses salariés et techniciens pour éviter ce genre de dérapages.

Mais de là à causer le déferlement de messages haineux et mysogines reçus par la pauvre internaute, il s'agit bien entendu d'un comportement tout aussi déplacé et scandaleux de ces internautes irresponsables.

Rappelons à cet égard que depuis août 2014, l'article 222-33-2-2 du Code pénal punit le cyberharcèlement et dispose que:

"Le fait de harceler une personne par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende lorsque ces faits ont causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ont entraîné aucune incapacité de travail.

Les faits mentionnés au premier alinéa sont punis de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 € d’amende :

1° Lorsqu’ils ont causé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours ;

2° Lorsqu’ils ont été commis sur un mineur de quinze ans ;

3° Lorsqu’ils ont été commis sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur ;

4° Lorsqu’ils ont été commis par l’utilisation d’un service de communication au public en ligne.

Les faits mentionnés au premier alinéa sont punis de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 € d’amende lorsqu’ils sont commis dans deux des circonstances mentionnées aux 1° à 4°"

Un hastag #Harcelementdomicile a d'ailleurs été créé pour dénoncer ce type de comportement 

Précisons enfin qu'en l'espèce les dispositions de l'article 222-33 du Code pénal incriminant le harcèlement sexuel ne nous paraissent pas applicables en présence d'un seul message, non agressif, même s'il a été ressenti très défavorablement par la victime.

Retrouvez la la loi informatique et liberté https://www.cnil.fr/fr/loi-78-17-du-6-janvier-1978-modifiee

ainsi que mon décryptage de cette affaire en partenariat avec France Soir : http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/sms-de-drague-quelles-sanctions-pour-le-technicien-orange-et-les-harceleurs-de-buffy-mars-harcelement-twitter-facebook-texto?platform=hootsuite

 

Repost 0
Published by thierry vallat - dans Droit numérique
commenter cet article
12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 14:47

Les hologrammes sont à l'honneur ces derniers temps et occupent tout particuièrement l'actualité médiatique en ce 12 janvier 2017.

Après le spectacle Hit Parade qui se propose à compter de ce jour de ressusciter numériquement des chanteurs disparus (lire notre article Résurrection numérique: on ne voit plus que du Feu ! - Le blog de ...), un candidat aux prochaines élections présidentielles a en effet annoncé aujourd'hui qu'il allait tenir le 5 février 2017 un meeting en deux endroits simultanément, l'un en personne à Lyon et l'autre via une projection holographique à Paris.

Rappelons que selon la définition du Larousse un hologramme est un "cliché photographique transparent ayant enregistré un phénomène de diffraction de la lumière au contact d'un objet à trois dimensions, et qui, illuminé sous un certain angle par un faisceau de lumière, restitue une image en relief de l'objet photographié."

La projection de la princesse Leia dans le premier volet de la saga Star Wars cherchant du secours auprès des Jedis avait frappé les esprits en 1977 avec la célèbre réplique "Help me Obi-Wan Kenobi "

D’autres personnalités politiques que Jean-Luc Melanchon ont bien sur déjà utilisé cette technologie.

Par exemple, en 2008, le prince Charles était ainsi apparu pendant une conférence sur l’énergie à Abou Dabi et un an plus tard, en 2009, Al Gore avait tenu un meeting sur le réchauffement climatique en hologramme lors de l'évènement Live Earth à Tokyo.

Même le président turc Erdogan avait tâté de la projection holographique en 2014, ainsi que le ministre indien Modi en 2012

Mais dans tous ces précédents, l’hologramme n’était pas filmé et diffusé en direct pendant un meeting comme Jean-Pierre Mélenchon annonce pouvoir désormais le faire le 5 février, mais enregistré en studio.

Attendons cependant de voir si la technologie est au point et si la force de conviction de l'homme politique réputé pour sa voix de stentor est parfaitement restituée par la projection numérique.

Car alors, cela pourrait ouvrir d'intéressantes perspectives pour notre profession, rêvons un peu !

Ce n'est en effet certainement pas demain que les avocats pourront plaider par hologrammes interposés envoyés aux magistrats qui jugeraient en fonction des prestations holographiques couplées au dossier traditionnel numérisé à l'appui.

Outre l'adaptation nécessaire du Règlement intérieur pour en déterminer les conditions, l'envoi d'une intervention animée ( pour les procédures orales s'entend) si elle allègerait les audiences necessiterait la mise en place de moyens techniques que le budget actuel de notre Justice ne pourrait supporter. 

On constate en effet déjà l'état d'indigence de nombre de tribunaux et la trop fréquente impossibilité de procéder, faute de matériel, à des démarches techniques ou aux enregistrements pourtant obligatoires dans certaines procédures

Alors redescendons sur terre et laissons les politiques faire leurs opérations de communication à leur aise, ils disposent manifestement de moyens que nous autres, pauvres auxiliaires de justice, n'avons pas !

 

.

Meeting politique, comedie musicale: les hologrammes sont mis à toutes les sauces A quand une plaidoirie holographique pour les avocats ?
Repost 0
12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 05:26

La sécurité de vos données est en jeu !

La Commission Européenne vient donc de proposer ce 10 janvier 2017 de resserrer les règles en matière de respect de la vie privée pour toutes les communications électroniques et actualise les règles relatives à la protection des données pour les principaux acteurs que sont Gmail ou WhatsApp.

La Commission européenne a proposé de nouvelles mesures législatives visant à renforcer le respect de la vie privée dans les communications électroniques tout en créant de nouvelles perspectives d'activité économique.

Les sociétés concernées devront garantir la confidentialité des discussions de leurs usagers et devront solliciter leur consentement préalable si elles veulent les suivre à la trace sur internet dans le but de leur proposer ultérieurement des annonces ciblées.

La proposition de l'exécutif européen étend à ces services des règles qui ne concernent pour le moment que les opérateurs de télécommunications et les sociétés proposant des services d'appel et de messagerie via internet, dits « services de contournement 

Les mesures présentées le 10 janvier dernier visent à actualiser les règles en vigueur, en étendant leur champ d'application à l'ensemble des fournisseurs de services de communications électroniques. Ils visent également à créer de nouvelles possibilités de traiter des données de communication et de renforcer la confiance et la sécurité dans le marché unique numérique — l'un des objectifs clés de la stratégie pour le marché unique numérique. Dans le même temps, la proposition vise à harmoniser les règles applicables aux communications électroniques avec les nouvelles normes d'envergure mondiale fixées par l'Union dans le règlement général sur la protection des données.

La Commission propose également de nouvelles règles afin de garantir, lorsque des données à caractère personnel sont traitées par les institutions et organes de l'UE, que le respect de la vie privée est assuré de la même manière que dans les États membres en vertu du règlement général sur la protection des données, et définit une approche stratégique des questions liées aux transferts internationaux de données à caractère personnel.

M. Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, a déclaré à ce propos: «Nos propositions compléteront le cadre européen en matière de protection des données. Elles garantiront la protection de la vie privée dans le secteur des communications électroniques sera assurée par des règles efficaces, et que les institutions européennes appliqueront des normes élevées identiques à celles que nous attendons de la part de nos États membres».

Pour l'estonien Andrus Ansip, vice-président pour le marché unique numérique: «Notre proposition assurera la confiance dans le marché unique numérique que les citoyens attendent. Je tiens à garantir la confidentialité des communications électroniques et la protection de la vie privée. Notre projet de règlement «vie privée et communications électroniques» offre un juste équilibre: il offre un juste équilibre entre une protection rigoureuse des consommateurs et l'ouverture de perspectives d'innovation pour les entreprises.»

Vĕra Jourová, commissaire pour la justice a déclaré pour sa part: «La législation européenne sur la protection des données adoptée l'année dernière fixe des normes exigeantes au bénéfice des particuliers et des entreprises de l'UE. Aujourd'hui nous présentons également notre stratégie visant à faciliter l'échange international de données dans l'économie numérique mondiale et à promouvoir des normes élevées en matière de protection des données dans le monde entier.»

Le règlement sur la vie privée et les communications électroniques qui est proposé doit renforcer la protection de la vie privée des particuliers et ouvrir de nouvelles perspectives d'activité économique pour les entreprises.

  • Nouveaux acteurs: 92 % des Européens indiquent qu'il est important que leurs messages électroniques et leurs messages en ligne restent confidentiels.Or, l'actuelle directive sur la vie privée et communications électroniques ne s'applique qu'aux opérateurs de télécommunications traditionnels. Dorénavant, les règles en matière de respect de la vie privée s'appliqueront également aux nouveaux acteurs dans le secteur des services de communications électroniques, tels que WhatsApp, Facebook Messenger, Skype, Gmail, iMessage ou Viber
  • Renforcement des règles: en remplaçant l'actuelle directive par un règlement directement applicable, il s'agit d'assurer aux particuliers comme aux entreprises de l'Union un niveau de protection uniforme de leurs communications électroniques.Un ensemble de règles unique pour l'ensemble de l'Union profitera également aux entreprises.
  • Contenu des communications et métadonnées: le respect de la vie privée sera garanti en ce qui concerne non seulement le contenu des communications électroniques mais aussi les métadonnées (par exemple, la date et l'heure d'un appel ou sa localisation). Ces deux éléments ont un caractère éminemment privé et devront, en vertu des règles proposées, être anonymisés ou effacés en l'absence d'autorisation expresse de l'utilisateur, sauf dans le cas de données nécessaires par exemple à la facturation.
  • Nouvelles perspectives d'activité: dès qu'ils auront obtenu l'autorisation d'exploiter les données de communication (tant le contenu que les métadonnées), les opérateurs de télécommunications traditionnels auront davantage de possibilités de les utiliser et de fournir des services supplémentaires. Ils pourraient, par exemple, produire des cartes thermiques («heat maps») indiquant la présence de personnes et utiles aux pouvoirs publics et aux entreprises de transport pour l'élaboration de nouveaux projets d'infrastructures.
  • Simplification des règles en matière de cookies: la règle dite «des cookies», qui contraint l'internaute à répondre sans cesse à des demandes d'autorisation, sera simplifiée. Les nouvelles règles offriront aux utilisateurs une meilleure maîtrise de leurs paramètres, en leur permettant d'accepter ou de refuser aisément les cookies et autres identifiants de suivi de leurs activités en cas de risque pour le respect de la vie privée. La proposition précise que le consentement n'est pas nécessaire pour les cookies non intrusifs utilisés pour améliorer les recherches de l'internaute (par exemple, la mémorisation de l'historique des achats). Les cookies créés par un site comptant le nombre de visiteurs de ce site internet ne nécessiteront plus de consentement.
  • Protection contre le spam: la proposition soumise aujourd'hui interdit les communications électroniques non sollicitées, quel que soit le moyen utilisé (messages électroniques, SMS, etc., ainsi que, en principe, les appels téléphoniques), si l'utilisateur n'a pas donné son accord. Les États membres peuvent opter pour une solution qui donne au consommateur le droit de s'opposer à la réception d'appels de télémarketing, par exemple en inscrivant son numéro sur une liste rouge. Les démarcheurs devront afficher leur numéro de téléphone ou utiliser un indicatif spécial indiquant qu'il s'agit d'un appel commercial.
  • Contrôle plus efficace: le contrôle du respect des règles de confidentialité prévu par le règlement incombera aux autorités nationales responsables de la protection des données.

La proposition de réglement relatif à la protection des données à caractère personnel par les institutions et les organes européens vise à aligner les règles existantes, qui datent de 2001, avec les règles plus récentes et plus strictes fixées par le règlement général sur la protection des données de 2016. Toute personne dont les données à caractère personnel sont traitées par les institutions ou agences européennes bénéficieront de normes de protection plus élevées.

La proposition de  communication définit une approche stratégique en ce qui concerne la question des transferts internationaux de données à caractère personnel, qui facilitera les échanges commerciaux et favorisera une meilleure coopération en matière coercitive, tout en assurant une stricte protection des données. La Commission participera activement aux travaux relatifs aux décisions constatant le caractère adéquat de la protection (permettant la libre circulation de données à caractère personnel vers des pays appliquant des règles de protection des données d'un niveau «substantiellement équivalent» à celles de l'UE) avec ses principaux partenaires commerciaux en Asie de l'Est et du Sud-Est, commençant avec le Japon et la Corée en 2017, mais aussi avec les pays intéressés d'Amérique latine et du voisinage européen.

De plus, la Commission utilisera pleinement aussi les autres mécanismes alternatifs prévus par les nouvelles règles de l'Union sur la protection des données (règlement général sur la protection des données et directive «police») pour faciliter l'échange de données à caractère personnel avec d'autres pays tiers pour lesquels il n'a pas été possible de dégager de décisions sur l'adéquation du niveau de protection.

La communication rappelle également que la Commission continuera d'encourager le développement de normes élevées de protection des données à l'échelle internationale, tant au niveau bilatéral que multilatéral.

Avec la présentation des propositions effectuée aujourd'hui, la Commission invite le Parlement européen et le Conseil à déployer la diligence requise pour que leur adoption puisse intervenir au plus tard le 25 mai 2018, date d'entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données, L'objectif étant que les particuliers et les entreprises disposent d'emblée d'un cadre juridique pleinement opérationnel et complet en matière de respect de la vie privée et de protection des données en Europe.

Parallèlement aux propositions soumises aujourd'hui, la Commission a également présenté une communication visant à donner un nouvel élan à l'économie fondée sur les données.

De plus amples informations sont disponibles ici

(Source: Commission européenne http://europa.eu/rapid/press-release_IP-17-16_fr.htm)

Repost 0
Published by thierry vallat - dans Droit numérique
commenter cet article
11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 05:42

Et si le sexe virtuel venait bouleverser le droit de l'adultère ?

Nous nous étions déjà interrogé il y a quelques semaines sur le harcèlement sexuel dans le monde de la réalité augmentée (lire notre précédent article Agression sexuelle dans le monde virtuel: quelles conséquences ? ) avec cette plainte pour viol d'une jeune californienne agressé dans un jeu vidéo en immersion.

En prolongement de nos interrogations concernant l'incrimination des agressions sexuelles dans le monde virtuel, se pose désormais également une nouvelle question: celle de l'adultère en ligne.

Jusqu'à présent, la situation était plutôt simple dans ce domaine et tromper son partenaire en ligne ne se concevait qu'en s'inscrivant sur un site de rencontres dédiées, voire dans un sens très extensif en visionnant des vidéos adultes.

Mais voici que les progrès technologiques font que la réalité augmentée ou en immersion virtuelle permettent aujourd'hui de faire l'amour dans le cyberspace avec des sensations, semble-t-il, d'une grande intensité.

Un site spécialisé VR3000 propose même déjà des aventures sexuelles torrides dans le cyberespace !

Alors une fois le casque virtuel reposé et les effets interactifs s'estompant, tout rentre-t-il automatiquement dans l'ordre et cette infidélité avec un avatar n'aura-t-elle eu aucune conséquence réelle ?

Une récente décision de la Cour de cassation a statué sur ce sujet et peut nous éclairer.

Dans un arrêt de 2014, il a été considéré par la Cour de cassation que "le fait de rechercher des relations sexuelles par le biais d'un site internet constitue à lui seul un manquement grave et renouvelé aux obligations du mariage et peut justifier qu'un divorce soit prononcé aux torts exclusifs de l'époux fautif" (Cass civ I 30 avril 2014 pourvoi n°13-16649)

Il s'agissait de l'épouse d'un marin souvent au long cours qui trompait son ennui conjugal dans des relations épistolaires et d'échanges de photos personnelles intimes: les magistrats ont considéré que la recherche sur internet de relations masculines multiples était un comportement fautif.

Et l'analogie avec le monde virtuel ne parait pas découler de source, surtout depuis l'arrêt du 5 janvier 2017 nous expliquant qu'un ami Facebook n'est pas un vrai ami . 

Reste que la preuve sera plus délicate à apporter d'une relation par avatars interposés !

Et voilà que les robots pointent déjà le bout de leurs circuits et nous verrons, dans un très prochain article, que l'introduction du sexe dans les interactions hommes-robots pose déjà des problèmes juridiques. Le droit de la robotique et l'adultère, encore un vaste débat.

 

Repost 0
Published by thierry vallat - dans Droit numérique
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Thierry Vallat, avocat au Barreau de Paris (et sur Twitter: @MeThierryVallat)
  • Le blog de Thierry Vallat, avocat au Barreau de Paris (et sur Twitter: @MeThierryVallat)
  • : Blog d'actualités juridiques par Maître Thierry Vallat, avocat au Barreau de Paris (33 01 56 67 09 59) cabinet secondaire à Tallinn ISSN 2496-0837
  • Contact

Le Cabinet Thierry Vallat

  0018-BAS-SAT.jpg     

Cabinet Thierry Vallat

50, avenue de la Grande Armée 75017 Paris (cabinet secondaire Pikk 41- 10123 Tallinn)

Tel: 33(0)1.56.67.09.59

mail: thierry.vallat@gmail.com

Activités principales: Droit du travail, droit fiscal, immobilier et copropriété, droit pénal des affaires, banque et contentieux commercial, droit numérique et des robots

Recherche

Dans les médias récemment

L'Express du 17 octobre sur le harcèlement de rue http://www.lexpress.fr/actualite/societe/harcelement-de-rue-une-notion-difficile-a-definir-et-compliquee-a-sanctionner_1953233.html

France Soir du 17 octobre 2017 sur le financement de Daesh par Lafarge http://www.lexpress.fr/actualite/societe/harcelement-de-rue-une-notion-difficile-a-definir-et-compliquee-a-sanctionner_1953233.html

LCI du 16 octobre 2017 sur le harcèlement de rue http://www.lci.fr/societe/harcelement-de-rue-agressions-sexuelles-sifflements-mains-aux-fesses-regards-insistants-frottements-insultes-salaces-tombe-sous-le-coup-de-la-loi-2067534.html

BFM du 15 octobre 2017 débat sur le harcèlement

Public Sénat débat du 11 octobre 2017 sur le harcèlement de rue https://twitter.com/twitter/statuses/918156787974422528

LCI du 10 octobre 2017 sur le fichage illégal de salariés http://www.lci.fr/societe/fichage-d-interimaires-chez-leroy-merlin-jusqu-ou-l-employeur-peut-il-legalement-aller-2066948.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Le Figaro du 8 octobre 2017 sur le fichage illégal de salariés Leroy Merlin http://www.lefigaro.fr/social/2017/10/08/20011-20171008ARTFIG00111-boulet-branleur-un-listing-des-interimaires-de-leroy-merlin-declenche-une-enquete-interne.php

Le Parisien du 2 octobre 2017 sur l'interdiction de vapoter au bureau http://La vapoteuse au travail, c'est interdit... sauf exception

FranceInfo TV du 30 septembre 2017 sur les CGU des réseaux sociaux https://www.youtube.com/watch?v=1zfUMU8D3Pg&feature=youtu.be

Runway Magazine du 18 septembre 2017 La Haute Couture pour les nuls http://runwaymagazines.com/haute-couture-dummies/

Le Monde du 18 septembre 2017 sur les Hacker Houses http://www.lemonde.fr/festival/article/2017/09/18/hackerhouses-le-reve-americain-a-tout-prix_5187246_4415198.html

LCI du 14 septembre 2017 sur le travail des enfants sur les chaines YouTube http://www.lci.fr/societe/enfants-video-youtube-studio-bubble-teales-swan-the-voice-demo-jouets-travail-illegal-loisir-prive-web-2064120.html

Sputnik News du 23 août 2017 sur la réforme du travail détaché https://fr.sputniknews.com/international/201708241032771662-reforme-travai-macron/

Néon Mag du 22 août 2017 sur le logiciel espion Fireworld http://www.neonmag.fr/polemique-fireworld-propose-un-logiciel-espion-pour-decouvrir-si-votre-fils-est-gay-491263.html

France Soir du 21 août 2017 sur les litiges des locations saisonnières http://www.francesoir.fr/lifestyle-vie-quotidienne-votre-vacances-location-saisonniere-maison-hotel-tourne-mal-comment-se-defendre-en-cas-de-litige-droit-loi-regles-avocat-conseils-que-faire-caution-arrhes-acompte-remboursement-degats-internet-thierry-vallat-avocat

France Soir du 8 août 2017 sur le bras de fer entre Bruxelles et les Gafa dont les CGU sont illégales http://www.francesoir.fr/tendances-eco-monde/conditions-generales-utilisation-internet-pourquoi-union-europeenne-menace-facebook-google-et-twitter-utilisateurs-comission-sanctions-amendes-droit-europeen-avocat-thierry-vallat-consommateurs

Lexbase du 27 juillet 2017 édition professions n*245 sur la contestation des honoraires d'un avocat

France Soir du 24 juillet  sur les responsabilités en cas de noyade dans une piscine http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/quelle-responsabilite-en-cas-de-noyade-dans-votre-piscine-familiale-particuliers-enfants-regles-dispositif-securite-infractions-peines-amendes-voisin-avocat-loi-droit-thierry-vallat

Libération du 12 juillet 2017 sur les drones de livraison http://www.liberation.fr/futurs/2017/07/12/vos-achats-livres-par-drone-ce-n-est-pas-pour-tout-de-suite_1583307

France Soir du 7 juillet 2017 sur la règlementation des piscines http://www.francesoir.fr/lifestyle-vie-quotidienne/noyade-quelles-regles-de-securite-pour-les-piscines-en-france-privee-publique-danger-risques-responsabilite-alarme-barriere-couverture-abris-normes-loi-avocat-thierry-vallat

Linfo.re du 12 juin 2017 sur les déclarations de revenus http://www.linfo.re/france/societe/720805-declaration-de-revenus-ce-qu-il-faut-faire-en-cas-d-oubli-ou-d-erreur

L'Express du 31 mai 2017 sur l'affaire Ferrand http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/affaire-ferrand-pourquoi-la-justice-n-ouvre-pas-d-enquete-pour-l-instant_1913481.html

Libération du 30 mai 2017 Peut-on se promener en maillot de bain en ville http://www.liberation.fr/france/2017/05/30/a-t-on-le-droit-de-bronzer-en-maillot-de-bain-en-ville_1573287

France Soir du 29 mai 2017: surbookings quels sont vos droits ? http://www.francesoir.fr/lifestyle-vie-quotidienne/surbooking-votre-avion-est-surbooke-quels-sont-vos-droits-compagnies-aeriennes-indemnisations-loi-droit-r%C3%A8gles-avocat-thierry-vallat-montant-remboursement

France Soir du 25 mai 2017 travaux, caution DG sortie du locataire quels recours ? http://www.francesoir.fr/lifestyle-vie-quotidienne/appartement-depart-sortie-travaux-caution-etat-des-lieux-que-faire-en-cas-de-litige-locataire-proprietaire-regles-droit-avocat-thierry-vallat-loi-recours

Sputnik News du 19 mai 2017 sur l'amende infligée à Facebook par la Commission européenne https://fr.sputniknews.com/international/201705191031458040-facebook-amende-argent/

France Inter du 19 mai 2017 sur les livraisons par drones d'Amazon

BFMTV du 9 mai 2017 sur la légalité de l'allaitement en public http://www.bfmtv.com/international/une-elue-australienne-allaite-son-bebe-au-parlement-serait-ce-possible-en-france-1160372.html

Runway Magazine du 7 mai 2017 sur le décret sur les photos retouchées de mannequins http://runwaymagazines.com/new-fashion-law/

Figaro du 6 mai 2017 sur le délit de diffusion de fake news http://www.francesoir.fr/politique-france/presidentielle-bureaux-de-vote-ce-qui-est-autorise-ce-qui-est-interdit-election-scrutin-regles-loi-droit-thierry-vallat?platform=hootsuite

France Soir du 6 mai 2017 sur le fonctionnement des bureaux de vote http://www.francesoir.fr/politique-france/presidentielle-bureaux-de-vote-ce-qui-est-autorise-ce-qui-est-interdit-election-scrutin-regles-loi-droit-thierry-vallat?platform=hootsuite

L'Express du 4 mai 2017 sur l'article 97 du code electoral http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/compte-aux-bahamas-pourquoi-marine-le-pen-n-est-pas-inquietee-par-l-enquete_1905248.html

L'Express entreprise du 29 avril 2017 sur l'interdiction du vapotage au travail http://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/droit-travail/vapoter-au-travail-sera-interdit-le-1er-octobre-2017_1903561.html

France Soir du 23 avril 2017 sur l'annulation de l'élection présidentielle http://www.francesoir.fr/politique-france/peut-annuler-election-presidentielle-resultats-fraude-scrutin-vote-conseil-constitutionnel-thierry-vallat-avocat-droit-loi

France Soir du 20 avril 2017 sur le report de l'election présidentielle http://www.francesoir.fr/politique-france/election-presidentielle-pourrait-elle-etre-reportee-report-premier-tour-empechement-candidat-thierry-vallat-avocat-mort-attentat-retrait

France Soir du 19 avril 2017 sur les sondages en période électorale http://www.francesoir.fr/politique-france/presidentielle-les-regles-relatives-aux-sondages-pendant-la-campagne-officielle-marge-erreur-candidats-medias-premier-second-tour-droit-regles-loi-avocat-thierry-vallat-fiabilite-csa-internet-en-ligne

France Soir du 7 avril 2017 sur les emplois fictifs présumés du FN http://www.francesoir.fr/politique-france/emplois-fictifs-front-national-fn-presumes-au-conseil-regional-du-nord-pas-de-calais-que-risquent-david-rachelin-enquete-premiminaire-poursuites-peines-avocat-thierry-vallat

France Soir du 14 mars 2017 sur le port du foulard au travail http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/port-du-voile-au-travail-laicite-et-discriminations-la-justice-europeenne-tranche-foulard-loi-droit-cjue-avocat-thierry-vallat-islam-religions?platform=hootsuite

Radio Orient du 14 mars 2017 itw sur l'interdiction du port du voile en entreprise http://www.radioorient.com/cour-europeenne-une-entreprise-peut-interdire-le-port-de-signes-religieux/

France Soir du 11 mars 2017 sur la violation du secret de l'instruction http://www.francesoir.fr/politique-france/penelopegate-qu-est-ce-que-la-violation-du-secret-de-instruction-francois-fillon-penelope-parquet-national-financier-pnf-juges-avocats-thierry-vallat-droit-proc%C3%A9dure

Sputnik News du 10 mars 2017 débat sur l'intelligence artificielle https://fr.sputniknews.com/radio_desordre_mondial/201703101030396959-intelligence-artificielle/

Agefi Actifs du 3 mars 2017 sur l'affaire Apollonia http://www.agefiactifs.com/droit-et-fiscalite/article/affaire-apollonia-letau-se-resserre-autour-des-76473

France Soir du 1er mars 2017 sur le droit à l'oubli sur internet http://www.francesoir.fr/lifestyle-vie-quotidienne-droit-oubli-sur-internet-comment-marche-le-droit-au-dereferencement-moteur-recherche-google-vie-prive-referencement-lois-cnil-europe-justice-droit-thierrry-vallat-avocat-disparaitre

Journal du Management juridique n°55 du 28 février 2017 sur l'obligation de l'employeur de dénoncer ses salariés chauffards http://fr.calameo.com/read/000000178bf08874a4147

L'Opinion du 23 février 2017 sur la plainte pour faux visant Audrey Azoulay http://www.lopinion.fr/edition/politique/ministre-audrey-azoulay-visee-plainte-faux-en-ecriture-publique-120000

France Soir du 22 février 2017 sur la notion de conflit d'intérêt http://www.francesoir.fr/politique-france/affaire-solere-la-notion-de-conflit-interet-en-question-polemique-cadre-legal-loi-thierry-vallat-prise-illegal-interet-fillon-hatvp-cahuzac-deputes-elus

LCI du 17 février 2017 itw sur le slogan en anglais de Paris 2024 http://www.lci.fr/sport/jo-2024-plusieurs-associations-attaquent-le-slogan-en-anglais-de-paris-la-plainte-peut-elle-aboutir-2026377.html

Public Sénat du 14 février 2017 sur le délit de consultation de site terroriste https://www.publicsenat.fr/emission/senat-360/le-nouveau-rendez-vous-de-l-information-senatoriale-53205 

France Soir du 11 février 2017 sur la notion de viol dans l'affaire Théo http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/affaire-theo-aulnay-sous-bois-partir-de-quand-peut-parler-de-viol-violences-loi-droit-avocat-thierry-vallat-policiers-matraque-juge-igpn

BFMTV du 10 février 2017: itw sur les caméras piétons de la police municipale http://www.bfmtv.com/police-justice/cameras-pietons-pour-policiers-un-systeme-anti-violence-et-anti-bavure-1100293.html

France24 du 9 février 2017: itw sur le Parquet national financier http://www.france24.com/fr/20170209-avocats-francois-fillon-penelope-pnf-parquet-national-financier-dessaisir-justice

La Croix du 7 février 2017: itw sur la compétence du Parquet national financier sur l'affaire Fillon http://www.la-croix.com/France/Politique/Le-parquet-national-financier-competent-dans-laffaire-Fillon-2017-02-07-1200823089?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Twitter&utm_term=Autofeed#/link_time=1486475997

Le Monde du 6 février 2017 itw sur le phishing ou le hameçonnage http://www.lemonde.fr/argent/article/2017/02/06/hameconnage-la-banque-doit-vous-rembourser-si-elle-ne-peut-prouver-votre-negligence_5075315_1657007.html

Libération du 27 janvier 2017 itw sur le sexisme et la modération sur Facebook http://www.liberation.fr/france/2017/01/27/pourquoi-des-feministes-denoncent-la-moderation-de-facebook_1543436

France Soir du 25 janvier 2017 sur les emplois fictifs http://www.francesoir.fr/politique-france/emplois-fictifs-d%C3%A9finition-quelle-peine-encourue-risques-penelope-fillon-fran%C3%A7ois-loi-droit-jurisprudence-thierry-vallat-avocat

Radio Méditerranée Internationale Interview du 23 janvier 2017 sur les vignettes anti-pollution 

Sputnik News du 20 janvier 2017 interview sur le soft power de Facebook https://fr.sputniknews.com/france/201701201029689183-facebook-france-startup/

France Soir du 18 janvier 2017 sur la responsabilité d'EDF en cas de coupures http://www.francesoir.fr/lifestyle-vie-quotidienne/vague-de-froid-quelle-responsabilite-pour-edf-fournisseurs-en-cas-de-coupures-de-courant-electricit%C3%A9-thierry-vallat-droits-lois

Slate du 18 janvier 2017 sur le harcèlement à domicile http://www.slate.fr/story/134768/services-aboli-frontieres-intime

France Soir du 17 janvier 2017: décryptage de l'affaire Buffy Mars http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/sms-de-drague-quelles-sanctions-pour-le-technicien-orange-et-les-harceleurs-de-buffy-mars-harcelement-twitter-facebook-texto

BFMTV du 17 janvier 2017 interview sur la gifle à Manuel Valls et ses conséquences http://www.bfmtv.com/police-justice/manuel-vals-gifle-que-risque-le-jeune-homme-interpelle-1083960.html

Le Parisien du 17 janvier 2017 sur l'affaire Buffy Mars http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/harcelement-une-blogueuse-denonce-puis-se-fait-harceler-sur-twitter-17-01-2017-6579348.php#xtor=AD-1481423553

Le Figaro du 13 janvier 2017 interview sur le fichage illégal des bénévoles de la Croix-Rouge http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/01/13/01016-20170113ARTFIG00351-quand-la-croix-rouge-fichait-ses-benevoles-en-secret.php

Le Parisien du 7 janvier 2017 interview sur la fermeture du site Babylon 2.0 http://www.leparisien.fr/societe/sur-facebook-babylone-2-0-enfin-ferme-le-groupe-partageait-des-photos-volees-de-femmes-nues-07-01-2017-6538266.php

Neon Mag du 6 janvier 2017 interview sur les groupes Babylon 2.0 et le revengeporn http://www.neonmag.fr/babylone-2-0-le-groupe-facebook-secret-qui-diffuse-des-photos-volees-de-femmes-nues-482095.html

LCI du 28 décembre 2016 interview sur les caméras pour les policiers municipaux http://www.lci.fr/societe/cameras-sur-les-policiers-municipaux-et-les-agents-de-securite-sncf-et-ratp-vous-avez-ete-filme-voici-ce-que-dit-la-loi-2019176.html

Village de la justice du 28 décembre 2016 sur la résurrection numérique et le droit à l'image http://www.village-justice.com/articles/Resurrection-numerique-quelle-legalite-exploitation-image-artiste-mort,23852.html

Sputnik news du 21 décembre 2016 sur le rachat de WhatsApp par Facebook https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201612211029289418-facebook-mensonge-bruxelles/

C8 du 14 décembre 2016 sur la règlementation des drones http://www.c8.fr/c8-docs-mags/pid8478-c8-focus.html

LCI du 30 novembre 2016 sur la surveillance des échanges internet par l'employeur http://www.lci.fr/societe/vie-privee-au-travail-votre-employeur-a-t-il-le-droit-de-surveiller-ce-que-vous-faites-sur-internet-2015021.html

Weka du 16 novembre 2016 sur le rétablissement de l'autorisation de sortie de territoire pour les mineurs http://www.weka.fr/actualite/administration/article/lautorisation-de-sortie-du-territoire-pour-les-mineurs-non-accompagnes-redevient-obligatoire-a-partir-du-15-janvier-2017-44552/

Gameblog du 1er novembre 2016 sur le cadre légal des agressions sexuelles virtuelles http://www.gameblog.fr/news/63348-agressee-sexuellement-en-realite-virtuelle-elle-raconte-son-

Konbini du 21 octobre 2016: interview sur le Cyber-harcèlement http://www.konbini.com/fr/tendances-2/cyberharcelement-marre-etre-victime/

Lexbase Ed Professions du 29 septembre 2016 sur le devoir de conseil des avocats

RTS du 29 septembre 2016: itw sur les actions en justice contre Pokemon Go

Vice News du 20 septembre 2016: que risque l'auteur d'une fausse attaque terroriste ? https://news.vice.com/fr/article/que-risque-lauteur-dune-fausse-alerte-terroriste

BFMTv du 19 septembre 2016: débat sur le swatting http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/fausse-alerte-terroriste-un-adolescent-a-ete-arrete-dans-la-marne-865457.html

L'Express du 12 septembre 2016 sur l'affaire Morandini http://www.lexpress.fr/actualite/medias/jean-marc-morandini-veut-etre-entendu-rapidement-par-la-justice_1829584.html

Sputnik News du 9 septembre 2016 débat sur les nouvelles technologies https://soundcloud.com/sputnik_fr/lancement-de-liphone-7-est-ce-que-la-technologie-nous-sauvera-dun-avenir-dystopique-ou-en-creera-t-elle-un

RMC du 8 septembre 2016: débat sur la lutte contre le sexisme http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/aud

BFMTV du 24 août 2016: interview sur les dangers de PokémonGo au bureau http://www.bfmtv.com/societe/jouer-a-pokemon-go-au-bureau-peut-s-averer-risque-1029223.html

France 3 du 12 août 2016 sur l'affaire Take Eat Easy http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/paris-la-fronde-des-livreurs-de-repas-velo-1064893.html

Europe 1 du 12 août 2016: interview sur le dossier Take Eat Easy http://www.europe1.fr/emissions/europe-1-bonjour/europe-bonjour-julia-martin-120816-2818891

La Croix du 10 août 2016 sur la requalification des contrats des coursiers à vélo http://www.la-croix.com/Economie/Social/Les-livreurs-de-repas-a-velo-se-rebellent-2016-08-10-1200781385

France Inter du 3 août 216 sur les problèmes juridiques posés par l'appli Périscope https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-03-aout-2016

BFMTV du 28 juillet 2016 sur le harcelement sexuel et le travail dissimulé http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/trois-plaintes-deposees-contre-jean-marc-morandini-846243.html

Les Inrocks du 20 juillet 2016: suite de l'affaire Morandini http://abonnes.lesinrocks.com/2016/07/19/actualite/enquete-pratiques-de-jean-marc-morandini-suite-11854401/

Rue89 L'Obs du 15 juillet 2016 sur la diffusion de contenus choquants sur internet http://rue89.nouvelobs.com/2016/07/15/nice-risquez-si-partagez-photos-victimes-264651

FranceTVInfo du 14 juillet 2016: interview sur l'affaire Morandini http://www.francetvinfo.fr/economie/medias/morandini/affaire-morandini-c-est-du-harcelement-caracterise-affirme-l-avocat-des-acteurs-des-faucons_1546669.html

Les Inrocks du 13 juillet 2016 sur les pratiques de la société de production de JM Morandini http://abonnes.lesinrocks.com/2016/07/12/actualite/enquete-pratiques-de-jean-marc-morandini-11852954/

Sputnik News du 11 juillet 2016 sur le droit à la déconnexion http://Thierry Vallat: Il faudra une charte détaillée qui indique ... - SoundCloud 

Radio Canada du 6 juillet 2016 Interview sur la condamnation de Lionel Messi pour fraude fiscale 

Sputnik News du 5 juillet 2016 sur les déclaration de Manuel Valls sur le dumping social et la directive de 1996 https://soundcloud.com/sputnik_fr/me-thierry-vallat-ca-me-semble-audacieux-de-dire-quon-nappliquerait-pas-la-directive?utm_source=soundcloud&utm_campaign=share&utm_medium=facebook

Slate du 1er juillet 2016 sur Serge Aurier et l'appli Periscope http://www.slate.fr/story/120325/serge-aurier-periscope-paye

Le Journal du Management n°52 (juillet-août 2016): fiscalité des bitcoins et cryptomonnaies http://fr.calameo.com/read/000000178209f1e043d9b

L'Opinion du 15 juin 2016 interview sur les conséquences juridiques du Jasta http://www.lopinion.fr/edition/international/terrorisme-en-voulant-punir-l-arabie-saoudite-senat-americain-provoque-104741?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_content=content&utm_campaign=cm

La Croix du 16 mai 2016 interview sur le litige entre Uber t l'Urssaf sur le statutd des chauffeurs http://www.la-croix.com/Economie/Social/Pour-l-Urssaf-le-chauffeur-Uber-est-un-salarie-2016-05-16-1200760509

Public Sénat du 13 mai sur les dangers de Périscope http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/periscope-l-application-sans-limites-1347939

La Croix du 12 mai 2016 interview sur l'appli Periscope http://www.la-croix.com/France/Periscope-questions-apres-drame-2016-05-12-1200759614?utm_medium=Social&utm_source=Twitter&utm_campaign=Echobox&utm_term=Autofeed#/link_time=1463066713

Sputnik News du 10 mai 2016: interview sur le soutien des avocats français à leurs confrères turcs emprisonnés https://soundcloud.com/sputnik_fr/thierry-vallat-lordre-des-avocats-francais-est-solidaire-des-confreres-turcs-arretes

Public Sénat le 14 avril 2016: débat du sur le fichier PNR

20 MInutes du 14 avril 2016: un employeur qui demande un changement de prénom légal ou pas ? http://www.20minutes.fr/economie/1826595-20160414-employeur-demande-salarie-changer-prenom-legal

RMC du 25 mars 2016: interview de jean-Jacques Bourdin sur le fichier PNR http://www.thierryvallatavocat.com/2016/03/mise-en-place-d-un-fichier-pnr-europeen-et-lutte-contre-le-terrorisme-me-thierry-vallat-interroge-sur-rmc-le-25-mars-2016.html

Le Monde du 22 mars 2016: Peut-on être licencié pour utiliser les réseaux sociaux au travail http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/03/22/peut-on-etre-licencie-pour-utiliser-les-reseaux-sociaux-a-titre-personnel-au-travail_4888193_1698637.html

Sputniknews du 11 mars 2016 sur le jugement américan condamnant l'Iran à indeminiser les victimes du 11 septembre https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201603111023300130-iran-usa-11-septembre/

BFM Business du 3 mars 2016 sur l'usage de twitter au travail http://bfmbusiness.bfmtv.com/emploi/tweeter-4-fois-par-jour-au-travail-n-est-pas-un-motif-de-licenciement-957155.html

Ouest France du 25 février 2016 Interdiction du vapotage dans les lieux publics http://www.ouest-france.fr/sante/addictions/tabac/vapotage-linterdiction-recommandee-dans-tous-les-lieux-publics-4056069

Sputniknews du 25 février 2016 sur l'amende fiscale de 1,6 milliard d'€ infligée à Google http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20160226/1022747386/france-google-impots.html#ixzz41XeliIC6

Le Parisien du 21 février 2016 sur le sextorsion http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-sextorsions-envahissent-le-net-21-02-2016-5565269.php#xtor=AD-1481423553

Sputnik news du 18 février 2016 sur la légalité du blocage de sites internet http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20160218/1021896666/france-internet-blocage.html

Lexbase (n°641 du 28 janvier 2016): nom de domaine des avocats et art 10.5 du RIN http://images.lexbase.fr/sst/N0913BWQ.pdf

L'Humanité du 12 janvier 2016: le cadre légal du Esport  http://www.humanite.fr/loi-numerique-laddiction-portee-de-clic-595184

Village de Justice du 29 décembre 2015: La France se dote d'une nouvelle règlementation sur les drones civilshttp://www.village-justice.com/articles/France-dote-une-nouvelle,21130.html

La Tribune du 17 décembre 2015 sur l'indemnisation des victimes d'attentat http://www.latribune.fr/economie/france/attentats-de-paris-l-indemnisation-des-victimes-atteindrait-300-millions-d-euros-536831.html

D8 interview pour le magazine "En quête d'actualité" du 16 décembre 2015 : la règlementation des drones http://www.d8.tv/d8-docs-mags/pid5198-d8-en-quete-d-actualite.html?vid=1342386

Lexbase (n°636 du 10 décembre 2015): précisions sur la consultation des pièces pendant la garde à vue http://images.lexbase.fr/sst/N0227BWC.pdf

Village de la Justice du 23 novembre 2015: le droit de l'Esport dans le projet de loi numérique http://www.village-justice.com/articles/droit-sport-dans-Projet-Loi,20900.html

RT France du 10 novembre 2015: arrêt CEDH Dieudonné https://francais.rt.com/france/10045-cour-europeenne-droits-lhomme-rejette

Radio Orient: débat du 5 novembre 2015 sur la réforme du droit du travail http://www.radioorient.com/live/?tab=podcast&id=27826

Lexbase du 15 octobre 2015 sur la fragilisation des droits de la defense pendant la grève des avocats http://images.lexbase.fr/sst/N9379BUW.pdf

L'Express du 2 octobre 2015 sur les amendes pour jets de mégots sur la voie publique: http://votreargent.lexpress.fr/consommation/paris-est-elle-la-seule-ville-concernee-par-l-amende-pour-jet-de-megot_1721944.html

Lexbase du 17 septembre 2015 sur les perquisitions en cabinet d'avocats et l'arrêt CEDH Sérvulo c/Portugal http://www.presentation.lexbase.fr/sites/default/files/actualites/fichiers/lj_625.pdf

Archimag n°287 de septembre 2015: neutralité et loyauté des plateformes numériques http://Numéro 287 : Démat des factures : passage à l'acte

Vice News du 31 août 2015 sur les soupçons de chantage dans l'affaire Eic Laurent/Roi du Maroc https://news.vice.com/fr/article/les-deux-journalistes-francais-accuses-davoir-fait-chanter-le-roi-du-maroc-ont-donne-leur-version-des-faits

Village de la Justice du 21 août 2015: pour un véritable droit au renvoi d'audience http://www.village-justice.com/articles/Pour-veritable-droit-renvoi,20261.html

Version Fémina du 6 juillet 2015 sur les sanctions pour abandon de détritus sur la voie publiques

Lexbase du 2 juillet 2015 sur les honoraires de postulation 

France Info: interview du 10 juin 2015 sur l'interdiction de l'appli Gossip https://www.youtube.com/watch?v=o14NjTYrVVk

Sud Radio: débat du 4 juin 2015 sur portable et harcelement scolaire http://www.sudradio.fr/Podcasts/Seul-contre-tous/Gossip-il-faut-interdire-le-portable-avant-la-fin-du-lycee

L'Obs du 4 juin 2015 sur les drones de l'info

Libération du 3 juin 2015 sur l'application Gossip http://www.liberation.fr/societe/2015/06/03/gossip-l-appli-accusee-de-favoriser-le-harcelement_1322045

Europe 1 Interview du 2 juin 2015 sur le cyber harcèlement http://www.europe1.fr/societe/gossip-lapplication-dans-le-viseur-des-associations-1350076#utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Weka du 18 mai 2015: Pollution de l'air procdure d'infraction de la Commission Européenne contre la France http://www.weka.fr/actualite/developpement-durable/article/pollution-lair-particules-fines-procedure-dinfraction-commission-europeenne-contre-france/

La Tribune du 23 avril 2015: "2 ans après le Rana Plaza" interview sur le devoir de vigilance et responsabilité sociétale des entreprises  http://www.latribune.fr/edition-quotidienne/23-04-2015/focus/commerce-ce-que-le-rana-plaza-a-change-1447.html#enrichments_article

Lexbase (n°608 du 9 avril 2015): vers l'élaboration d'un véritable droit des drones http://images.lexbase.fr/sst/N6841BUW.pdf

Metronews du 23 mars 2015: interview sur les poursuites pénales contre les bénéficiaires d'un bug informatique dans une station service http://www.metronews.fr/info/bug-dans-une-station-service-de-l-herault-les-clients-m-insultaient-et-me-bousculaient-pour-pouvoir-faire-le-plein-a-5-euros/mocw!FhNku0n2vQraE/

Expoprotection du 16 mars 2015: "les employeurs condamnés à prévenir le burn-out" http://www.expoprotection.com/?IdNode=1571&Zoom=1fbf527b7549e1ea4635c97e6f06fcc0&Lang=FR

Europe 1: interview du 11 mars 2015 sur le swatting et les risques pénaux encourus http://www.europe1.fr/societe/swatting-que-risquent-les-auteurs-de-ces-canulars-made-in-usa-2396671

Weka du 9 mars 2015 "contrats de génération: un décret du 3 mars 2015 en facilite l'accès" http://www.weka.fr/actualite/emploi/article/contrats-generation-decret-du-3-mars-2015-en-facilite-lacces/

Vice News du 7 mars 2015: interview sur le jugement Facebook du 5 mars 2015 https://news.vice.com/fr/article/facebook-courbet-justice-francaise

LCI (6 mars 2015): interview sur le sexisme au travail http://videos.tf1.fr/infos/2015/le-sexisme-au-travail-redoutable-instrument-d-exclusion-8575434.html

Lexbase (n°603 du 5 mars 2015): braconniers du droit ou plate-forme juridique légale les enseignements du jugement avocat.net http://presentation.lexbase.fr/sites/default/files/actualites/fichiers/lj_603.pdf

Lexbase (n°601 du 12 février 2015): le droit d'accès de l'avocat au dossier complet de l'information http://www.presentation.lexbase.fr/la-lettre-juridique-ndeg601-du-12-fevrier-2015

Metronews du 10 février 2015: interview sur la fraude fiscale après le swissleaks http://www.metronews.fr/info/swissleaks-hsbc-fraudeurs-fiscaux-voici-les-bons-conseils-du-fisc-pour-vous-en-sortir/mobj!HKyMtcffg25A/ 

Vice News du 6 février 2015: interview sur la violation du secret de l'instruction  https://news.vice.com/fr/article/36-quai-orfevres

Lexbase (n°598 du 22 janvier 2015): "menaces de mort à un avocat" http://www.presentation.lexbase.fr/sites/default/files/actualites/fichiers/lj_598.pdf

ETV (14 janvier 2015): intervention dans le reportage du magazine d'information estonien Pealtnägija sur la contrefaçon http://uudised.err.ee/v/majandus/aee45037-b7f0-4356-9044-7277ab86724f

Le Nouvel Economiste du 9 janvier 2015: "défiscalisation immobilière, aides et conseils" http://www.lenouveleconomiste.fr/dossier-art-de-vivre/defiscalisation-immobiliere-aides-et-conseils-25647/

Weka du 15 décembre 2014:"le sandale des dons de RTT encore interdits de fait aux agents publics" http://www.weka.fr/actualite/rh-publiques-thematique_7849/le-scandale-du-don-de-rtt-encore-interdit-de-fait-aux-agents-publics-article_8628/

Le Figaro du 21 novembre 2014: "Crime organisé le nouveau statut des repentis" http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/11/21/01016-20141121ARTFIG00436-crime-organise-le-nouveau-statut-du-repenti-en-cinq-questions.php

BFM Business l'Atelier numérique du 8 novembre 2014 débat sur la règlementation des drones civils http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/audio/bfm-0811-atelier-numerique-17h-18h-119937.html

RMC: interview du 31 octobre 2014 sur le démarchage des avocats

BFM Business émission-débat du 21 octobre 2014 sur la pénibilité au travail http://bit.ly/1wsG7lP

ExpoProtection du 13 octobre 2014: "les 6 décrets sur la pénibilité au travail viennent d'être publiés" http://www.expoprotection.com/site/FR/L_actu_des_risques_professionnels_naturels__industriels/Zoom_article,I1571,Zoom-fed7eb81350aeaa93a0129555ee4db66.htm 

Atlantico.fr (23 septembre 2014): interview sur les fraudes aux aides sociales par les britanniques installés en France http://www.atlantico.fr/decryptage/ces-britanniques-installes-en-france-pour-qui-aventure-tourne-au-cauchemar-pauvrete-voire-fraude-catharine-higginson-thierry-1760330.html#3buYAEZKEpoSO7wJ.01

Le Monde du Droit (9 septembre 2014): "faire et défaire la loi ALUR: quelle cohérence ?") http://www.lemondedudroit.fr/decryptages-profession-avocat/194351-faire-et-defaire-la-loi-alur-quelle-coherence-.html

LCP-Public Sénat ( 28 juin 2014): interview sur l'arrêt Baby Loup du 25 juin 2014 e le principe de laïcité https://www.youtube.com/watch?v=1Lui5Cma1lE

Le Figaro (17 juin 2014): interview sur les exonérations de taxe d'habitation http://www.lefigaro.fr/impots/2014/06/17/05003-20140617ARTFIG00302-taxe-d-habitation-les-exonerations-pourraient-faire-augmenter-les-impots.php

Cahiers Lamy du CE (n°138 de juin 2014): "attaques en règle contre le forfait-jours"http://www.wk-rh.fr/preview/BeDhHlEjDiJnIoHkKoHl/presse/cce/les_cahiers_lamy_du_ce_2014/attaques_en_regle_contre_le_forfait_jours__resistera-t-il_au_temps_qui_passe_

BFM TV (31 mai 2014): interview sur Google et le droit à l'oubli numérique https://www.youtube.com/watch?v=Jzyg0eCldiQ

Cahiers Lamy du CE (n°135 de mars 2014) : « vapoter au bureau : vrai droit ou fumeux détournement de la loi Evin ? »http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/74306/vapoter-au-bureau-vrai-droit-ou-fumeux-detournement-de-la-loi-evin-.html

Journal du management juridique (mars 2014) : « Intensification de la lutte contre la fraude fiscale » http://issuu.com/legiteam/docs/jmj39/11?e=1003431/7212830

Cahiers Lamy du CE (n°132 de décembre 2013) :   http://www.wk-rh.fr/actualites/detail/71878/que-reste-t-il-du-repos-dominical-en-2013-l-imbroglio-autour-du-travail-le-dimanche.html

Terrafemina du 29 novembre 2013: ''Qu'est-ce que la notion de légitime défense?''  http://www.terrafemina.com/societe/societe/articles/33862-braqueur-tue-a-sezanne-quest-ce-que-la-notion-de-legitime-defense-.html 

TV News du 16 novembre 2013 "Le travail dominical": http://www.youtube.com/watch?v=ixE3IqtIUls

Metronews du 7 novembre 2013 "Il y a urgence à légiférer sur la géolocalisation des portables":http://www.metronews.fr/info/geolocalisation-des-portables-il-y-a-urgence-a-reflechir-a-une-loi/mmkf!XBe1c5mEcyITs/

Droit-Inc du 7 octobre 2013: "démarchage de clientèle: oui ou non ?" http://www.droit-inc.fr/article10825-Demarchage-de-clientele-Oui-ou-non

Europe 1 le 30 septembre 2013: "Travail le dimanche: quel impact économique" http://www.europe1.fr/Economie/Travail-le-dimanche-quel-impact-economique-1657923/

Revue Fémina du 3 au 9 juin 2013: "Accords emplois: ça change quoi ?

Revue Management (mars 2013): Article dans la revue "Management" de mars 2013: "Les contrats de génération: ce qui va changer"    

 

 

 

Le Cabinet En Images

Catégories